Chronique

DEVIN TOWNSEND - ZILTON THE OMNISCIENT / Inside out 2007

Décidément Devin ne veut jamais s’arrêter prendre une pose, après un album de son DBT, puis un de Strapping Young Lad, l’année dernière le voici déjà de retour pour un nouvel album solo. Un concept plutôt étrange narrant l’histoire d’un extraterrestre (Zilton), adorateur de café noir. Est-ce que le fait d’être père lui donne des idées ‘enfantines’ ?

On entre dans l’histoire grâce à « ZTO » à première vue aucun souci musicalement la patte Townsend est bien là, à la frontière de ses deux formations. Les quelques bruits futuristes rendent l’ensemble rigolo, ainsi que la narration. S’en suit « By your command » qui fait très Strapping Young Lad. Un titre puissant, au chant posé qui se révèle moins torturé qu’à l’accoutumée. Ce qui ressort aussi pas mal c’est ce côté barré si caractéristique du personnage, qui donne au titre, malgré un penchant basique, des passages biscornus, agréables voir techniques. Un long morceau de plus de 8 minutes à première vue pas si loin d’un ‘Infinity’.
De suite enchaîné, « Ziltoidia attaxx !!! » part furieusement comme sur le dernier Strapping Young Lad avec toujours cet esprit sorti de l’album ‘Infinty’. Encore une fois complètement déjanté, ce titre est loin d’être facile d’accès. Un titre très puissant.
Ambiance plus lugubre pour « Solar winds » puis continue calmement sur quelques narrations. Là on nage en plein calme qui rappelle ‘Terria’, puis progressivement se met en place. Encore une fois Devin a fait très grandiloquent. Par contre chose moins bien c’est que cette musique est très complexe, perturbée et donc difficile d’accroche. Ici l’univers Townsend est quasi sans limite. Reste un très beau titre lourd et chargé d’émotions !
Morceau plus ‘cool’ avec « Hyperdrive » qui sent bon le hard rock, et qui contraste complètement avec le titre précédent. « N9 » repart de plus belle, une version bien métal, qui se rapproche de ‘Physicist’. Toujours plongé dans une ambiance stellaire, et progressive qui sied très bien à Mr Townsend, qui se lâche complètement.
Riff bien gras pour « Planet smasher » puis déboule sur une sorte de power/ doom, chargée à la testostérone. Le chant Death passe bien puis les parties voix claires sont excellentes. Début narré pour « Omnisdimensional creator » qui nous envoie sur un titre très rentre dedans proche d’un SYL, « Color your world » au chant très clair. Une véritable tornade métallique qui s’abat sur vos enceintes !! Par contre la fin calme est un véritable plaisir, qui calme l’auditeur.
« The greys » reprend comme si de rien était, un métal lourd au chant posé extrêmement convainquant (son talent de chanteur n’est plus à faire). Un titre très ambiant, qui laisse l’auditeur voyager dans l’univers. Pour finir « Tall latte » et une narration rigolote qui clôture donc cette histoire d’un autre monde.

Conclusion : que dire de tout ça, un album très complexe, où l’univers de Mr Townsend est exprimé sans frontière. Un album réservé aux fans les plus ardus car, une chose est sûre on ne ressort pas indemne d’ici.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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