Chronique

OZZY OSBOURNE - BLACK RAIN / Epic sony music 2007

HE'S BACK !! Enfin He's back, 6 ans après le très bon Down to earth. Putain, 6 longues années sans rien de nouveau (je passe volontiers rapidement sur l’album de reprise), mais voilà que le Madman revient nous hanter à nouveau, avec une pluie noire. Alors est ce que The Prince of darkness a toujours la hargne !?

On se lance dans cette nouvelle aventure avec « Not going away », un bon gros mid tempo où la guitare de Zakk Wylde sonne du tonnerre, pour notre plus grand plaisir. Première constatation la prod est très moderne, et le mix met en avant la voix si caractéristique d’Ozzy, qui malgré les excès et ses 59 ans tient encore méchamment bien la route. Le refrain se retient comme un rien. La suite logique de ‘Down to earth’ même si cette fois ci Tonton Zakk a pu s’exprimer d’avantage à la guitare avec toujours autant de talent. Un petit break qui rappelle Marylin Manson et on repart : un début tonitruant, vite rejoint par le premier single « I don’t wanna stop » qui déchire tout autant. Une fois encore Zakk fait des merveilles et son association avec Ozzy est magique, un duo extraordinaire. Le refrain est un tube à reprendre en concert (on s’imagine déjà). Voici un nouveau hit pour le grand Ozzy, qui va faire fureur sur scène : moderne et entraînant comme quoi il passe encore les modes avec succès !!
Place à la title track qui rappelle fortement Black Label Society, Ozzy nous ressort son harmonica (depuis Wizard ?), puis sur un gros mid tempo lourd aux sonorités Black Sabbath poursuit. « Black rain » c’est un condensé de ce que Ozzy a pu faire depuis 37 ans. Quelle magie ! Quel bonheur ! Et non il est super méga loin d'être ridicule, toujours aussi envoûtant et envoûté du grand Ozzy comme on l’aime. Un petit break étrange vient se rajouter. Encore du très gros.
Première ballade avec la magnifique « Lay your world on me » chargée d’émotions sur laquelle Ozzy est transpirant de sincérité. Jamais un titre aura été aussi lourd de mélancolie et les frissons me gagnent à chaque écoute. Autre moment pachydermique avec « God bless the almighty dollar » qui met en avant la puissante basse de Blasko. Encore une fois Black Sabbath n’est vraiment pas loin. Un titre très ambiant et malsain comme le Madman nous en avait pas fait depuis un certain temps, pour preuve le break calme au piano, qui file carrément les jetons : agrhh !!
« 11 Silver » part à fond les ballons, et devrait avoir sa place sur les futures set list, car même si elle est moins poussée que les autres, est un bon titre de concert. Une chanson donc un peu en dessus du reste. Zakk nous déballe du gros matos et fait sonner sa 6 cordes comme au bon vieux temps : un vrai génie ! Intro à la basse (Blasko réalise une formidable performance) pour « Civilized the universe » qui reprend les titres aux ambiances un peu glauques. Ozzy chante super bien dans un refrain extra, qui marque les esprits. Un très bon titre à mettre à son actif.
Place à la deuxième ballade cette fois ci au piano. « Here for you » rappelle dans un sens ‘Dreamer’ (Down to earth) voir ‘Road to nowhere’ (No more tears). Une sublime ballade qui laisse l’émotion vous subjuguer. Zakk nous délivre un superbe solo, inspiré et prouve à certain qu’il sait faire passer des émotions avec sa Gibson. Encore une fois Ozzy a réussit à nous tirer quelques larmes.
« Countdown’s begun » et son riff made in Wylde vous prennent à la gorge. Que c'est bon, putain met que c’est bon, 6 ans pour attendre ça quelle joie !! Un titre purement Ozzien qui mettra des gifles assurément !! On termine ce pèlerinage orgasmique par « Trap door » qui remet du rythme et avec ses airs robotiques qui vous glace le sang. Encore un super bon titre qui montre que le Ozz à encore des choses à dire et que sa place et bien là parmi l’élite du métal et non le cul dans un canapé pour une sitcom de merde !!!

Le maître est de retour que le message soit bien passé !!

Conclusion : non Ozzy n’est pas mort et il a encore assez de hargne pour botter des culs par milliers. Ce ‘Black rain’ surpasse facilement un ‘Down to earth’ trop formaté et redonne au grand Ozzy toute ses lettres de noblesse. Majesté votre trône vous est restitué et ce pour l’éternité.
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
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