Chronique

SYMPHONY X - PARADISE LOST / Inside out 2007

S’il y a bien un album qui se faisait attendre c’est bien celui là, 4 ans après un très, très bon ‘The Odyssey’, Symphony X revient enfin nous présenter son 7ème album qui va devoir rassasier un bon gros nombre de fans qui n’en peuvent plus d’attendre.

La pression monte et « Oculus ex inferni » débute, une longue intro très symphonique qui fait très musique de film comme le groupe les affectionne, se rapprochant pas mal de ce qu’on a pu avoir dans le long titre épique ‘The Odyssey’ cette intro nous plonge dans un merveilleux voyage qui déjà fait ultra plaisir. « Set the world on fire » entame les hostilités métal avec l’immense talent intact des Américains. Chose que l’on remarque c’est que pour une fois la guitare de Michael Roméo est plus en retrait et donne enfin une impression de groupe. Autre chose à remarquer c’est l’immense puissance que le groupe offre, avec un Russel Allen plus incisif que jamais et une armada rythmique bétonnée. Le refrain super mélodique est merveilleux : quel lyrisme. La partie solo met en évidance Mr Romeo (décidément un immense guitariste) et Michael Pinnella virtuose comme à son habitude. Je peux d’ore et déjà dire que l’on ne sera pas déçu et que mon caleçon a déjà craqué sous la pression trop forte.
« Domination » poursuit même si on est toujours pas remit de ce début tonitruant (qui sur scène va faire un malheur). Michael Lepond nous ouvre cette oeuvre à la basse puis la machine se met en marche. Encore une fois Russel nous sort une voix très hargneuse comme on ne l’avait jamais eu auparavant. On sent que le groupe a été frustré de devoir attendre autant de temps pour s’exprimer à nouveau, mais alors voilà la véritable leçon qu’il nous infligent.
C’est avec une excitation de plus en plus grande que l’on se prend « Serpent’s kiss » un mid tempo, qui permet de souffler un peu, même si le groupe reste rentre dedans. Les couplets calmes permettent à Russel de faire étal de son immense talent de chanteur et ainsi apporter des intonations un peu nouvelles (comme celles qu’on a eu sur son très bon album solo). A noter un solo de guitare totalement nouveau de Michael Romeo aux relents hard blues. Moment cette fois ci plus doux avec « Paradise lost ». Une title track qui se rapproche des titres comme ‘The Accolade’. Une sorte de ballade bienfaisante qui berce l’auditeur au grè des notes de piano et des accords de guitare sèche. Un très joli moment saupoudré de quelques pincés métal qui relèvent l’intensité.
« Eve of seduction » r’attaque à fond les ballons avec un riff made in Romeo. Voilà un titre qui est du 100% Symphony X sans concession ! Quelques passages plus calmes histoire d’introniser un refrain bien prenant. Pas le plus novateur mais efficace. Petite intro aux airs orientaux pour « The walls of babylon » puis le riff débarque et tout se met en place sous des lignes de chœurs sombres. Voilà encore du gros morceau où puissance, mélodie et technique se mélangent avec aisance.
Intro aux airs de déjà entendu pour « Seven » qui ressemble un peu trop à certain titre du groupe dommage car quelle interprétation de la part de Russel qui exulte. Le refrain lui aussi est un petit bijou qui se laisse délecter avec plaisir. Moment d’une extrême beauté avec « The sacrifice » une ultime ballade merveilleuse portée par cet orgasmique organe vocal d’un Russel Allen au sommet de son art, qui vous prend là où ça fait mal. Jamais Symphony X n’a écrit plus belle ballade (et pourtant !!)
Voici la fin « Revelation (divus pennale ex tragoedia ) » clôt de façon magistrale ce très grand retour avec un titre extra qui montre si besoin était de Sympho sait écrire de vrais titres progressifs et attractifs. Une dernière grande leçon de musique !!

Conclusion : Sympho retrouve son trône trop longtemps délaissé grâce à un excellent album qui poursuit l’ascension de ce groupe hors du commun qui mérite enfin une consécration digne de ses qualités. A acheter d’urgence !!
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
Site du groupe : site officiel de Symphony X
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