Chronique

ICED EARTH - FRAMING ARMAGEDDON (Something wicked part 1) / Spv 2007 2007

Enfin voici le retour d’ Iced Earth, 3 années après un très bon ‘The glorius Burden’ qui intronisait un nouveau vocaliste en la personne de Tim Owen (Ex Judas Priest / Beyond Fear). Voilà enfin la suite des oeuvres de Jon Schaffer qui s’étend sur l’histoire débutée sur la suite de ‘Something Wicked this way comes’ .

Une longue intro aux sonorités exotiques et acoustiques vient se mettre en place, nous berçant dans une atmosphère étrange et inhabituells. Premier titre chanté avec « Something wicked part 1 » qui comme on peut s'y attendre et du pur Iced Earth. Un très bon début qui sans être trop rentre dedans pose de très bonnes bases. Tim dès le départ fait preuve d’un chant évolué assez éloigné des imitations de Rob Halford et ne fait que confirmer son talent et son statut de meilleur chanteur de heavy métal actuel. Un début très épique qui nous amène à « Invasion » une interlude très SF, qui étonne elle aussi puis « Motivation of man » donne droit à un passage court mais dévastateur, quasi Trash et très guerrier, sur lequel l’intensité monte jusqu'à « Setian massacre » et là quelle gifle ! Le rythme soutenu, la performance de Tim tout bonnement ahurissante de puissance donne droit à un très bon titre de heavy épique. Une chose de sûre, Jon avait envie d’en découdre sévère et de prouver qu’il avait toujours la force de composer de supers titres comme il nous en pond régulièrement.
« A change to keep » malgré son riff lourd comme du plomb nous sort un chant mélodique et posé, émouvant. Le refrain avec tous ses chœurs est somptueux, donnant encore plus d’intensité à l’ensemble. Encore un très grand passage. Petite interlude chantée avec « Reflection », calme et ambiante elle nous mène doucement vers le single « Ten thousand strong ». Un véritable rouleau compresseur de pur heavy métal mené de main de maître par un Jon Schaffer à la rythmique démoniaque et un Tim, en maître artificier vocal fabuleux.
Nouvelle interlude avec « Execution » toute en délicatesse avant l’énorme cri de Tim qui nous envoie au mid tempo « Order of the rose ». Une nouvelle fois tout ici transpire le heavy métal de très grande classe, et que dire de ces refrains intenses et épiques : Terrible ! « Cataclisme » nous refait le coup de interlude SF, avant que « The clouding » ne viennent envahir votre esprit. Une ballade douce (un petit côté Pink Floyd) qui calme l’auditeur. Les solos de Troy Seele tout en délicatesse sont bien trouvés. Le chant arrive, posé et prenant, il enivre le tout. Cette fois ci Tim Owen tient bien sa place sur une ballade. Le petit duel solo basse, guitare est merveilleux. Mais une fois que l’on est bien installé dans cette douceur rassurante, Jon débarque à coup de gros riff heavy et change totalement le visage de cette chanson donnant un extraordinaire titre épique à souhait, progressif et contrasté qui devient l’un des plus hauts moments de l’album voir de la carrière d’Iced Earth tout simplement !
Après un tel passage « Infiltrate and assimilate » joue la carte du titre malsain sur lequel Tim réalise un travail exemplaire. Du bon gros heavy au refrain plus mélodique, qui démontre l’énorme inspiration de Jon lors de la composition de cet album.
« Retribution through the ages » se fait plus mid tempo, laissant l’auditeur se remettre de toutes ses émotions. Il est tout bonnement impressionnant de découvrir des titres variés mais toujours aussi excellents et réalisés avec un brio hors norme. « Something wicked part 2 » est une interlude avec l’apparition de nombreux instruments différents donnant un côté oriental intéressant.
Attention car avec « The domino decree » Iced earth joue dans un registre quasi morbide. L’apport d’un orgue hammond étonne au début mais apporte énormément à l’ambiance, Tim nous sort un chant habité, malsain et d’une puissance encore jamais vue. On a l’impression qu’il est transcendé, se donnant corps et âme à l’interprétation de chaque note de ce ‘Framing Armageddon’ comme si sa vie en dépendait. Dur d’y croire mais son travail fait désormais passer celui de Mat Barlow aux oubliettes. Place à la title track qui reprend les riffs cavalcades chers au groupe. Un titre plutôt conventionnel mais foutrement efficace qui ne passe pas inaperçu. Le deuxième rouleau compresseur hautement dévastateur !
Dernière plage épique avec « When stars collide ». Renforcée de chœurs intenses qui rappelleraient presque une armée en pleine célébration.
Pour terminer une outro « The awakening » remplie de voix féminines conclue cette première partie encore plus étrangement qu’elle ne l’a commencée.

Conclusion : après un album qui servait en quelque sorte de transition voici le nouveau Iced Earth. Plus épique et puissant qui démontre toute la hargne et le génie d’un Jon avec son nouveau hurleur qui nous fait une véritable démonstration de chant.
En attendant la suite prévue pour janvier, voici de quoi se rassasier !
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
Site du groupe : site officiel d'Iced Earth
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