Chronique

SEVEN TEARS - IN EVERY FROZEN TEARS / Froniers Records 2007

Seven Tears est une toute nouvelle et jeune formation de prog mélodique venue tout droit des terres nordiques. Ces jeunes arrivent dans un milieu un peu saturé de part le nombre impressionnant de prétendants au titre et à la reconnaissance. Le tout est de savoir s’ils vont percer et avoir leur place au sein de la confrérie.

« Twist of fate » se charge de débuter la quête. Aux premiers abords, ces jeunes sont pas mauvais musicalement mais trop influencés par Dream Theater. Je veux dire par là qu’ils mettent trop en avant le côté technique oubliant l’accroche auditive. Le début de "Faded Memory » change un peu la donne et nous offre plus d’aisance à l’écoute avec une jolie mélodie très 80’s au clavier. Le mid tempo s’en suit et glisse doucement dans nos oreilles. C’est déjà mieux.
Intro au clavier pour « Hollow ground » qui par la suite confirme mon idée. Le chanteur est encore loin d’être ‘bon’. Je veux dire qu’il manque un quelque chose pour que sa voix marque les esprits. De plus le mix n’arrange pas le tout. Dommage.

Même principe niveau structure pour « Reflections » que pour le morceau précédent: intro clavier, accalmie et arrivée des guitares. On évolue un peu avec « All alone » qui débute à la guitare avec un très joli riff pour arriver dans une ballade qui passe correctement. Au tour du title track « In every frozen tears » de se faire entendre. La batterie se lance, appuyée par le clavier, le son montant progressivement à fin d’entamer un morceau très mélodique et technique qui se glissera avec aisance dans vos oreilles. Le défaut viendra une nouvelle fois du chant sur lequel j’ai du mal (au niveau du timbre).

« Sorrows » revient dans l’esprit de « Reflections » ou encore « Hollow Ground »…. Passons ! Petite nuance avec « Prayer for the dying » qui après une bonne intro voit son ambiance plombée et retomber dans un mid tempo pesant.
Arrivée bien agréable et heavy pour « The story unfolds » qui garde un fond de heavy avec les guitares mais qui retourne au calme pour le reste, tout comme « Dream of insanity » qui se voit dans la même veine mais avec un refrain plus agressif et donc plus accrocheur que les autres morceaux. Avant dernier morceau de l’album, « Fragments » revient plomber l’ambiance avec son ambiance musicale et sa lenteur. Ouf…. Pour conclure, quoi de plus original qu’une ballade en acoustique évoluant vers un mid tempo, je vous le demande ? J’aurais bien vu ce « Truth of tomorrow » bien speed et dévastateur histoire de bien finir cette rondelle.

Conclusion : un premier album qui risque d’être le seul si le groupe n’évolue pas. Les morceaux sont mous, le son un peu creux, et il manque un quelque chose au niveau chant pour que ce soit bon. Les idées sont là, mais c’est pas encore ça.
 
Critique : Lionel
Note : 4/10
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