Chronique

TRIBE AFTER TRIBE - M.O.A.B. (STORIES FROM DEUTERONOMY) / SPV 2008

Deutéronome (n.m) : « cinquième et dernier livre de la Bible hébraïque ou Pentateuque. Il contient le récit des derniers discours de Moïse aux Israëlites et le récit de sa mort, avant qu'ils n'entrent au pays de Canaan, sur l'autre rive du Jourdain.
Il est intitulé en hébreu Debarim, c'est-à-dire Paroles, qui sont les premiers mots du texte ou Michné Torah, la répétition de la Torah. »


Mon intro est déboussolante ? Pas autant que cet album !
Tribe After Tribe est un des nombreux projets de Robbi Robb (Three Fish, Butter Thief Jam Band). En provenance d’Afrique du Sud, il partage cet opus avec Joey Vera, Richard Stuverud, Doug Pinnick, Dino Archon, Amara Alban, Kelly Watson, Thomas Alban, Amritakripa et Sam Willmore.
Je préfère prévenir que je ne suis absolument pas entré dans l’univers du compositeur et que, a fortiori, je suis peut-être passé à côté d’un chef d’œuvre. Je conseille donc à l’avance aux fans du style ou du personnage de se faire une idée par eux-mêmes. A bons entendeurs…

Seize titres ! Il y a seize titre dans cet album ! Et là, je me dis que le voyage va être loooong. « Heureusement », plusieurs morceaux sont en fait des interludes instrumentaux ou narrés ; un peu comme dans le sublime « Metropolis part.II » de Dream Theater. Ces passages-là sont donc ceux que j’ai mis entre parenthèses et sur lesquels je ne m’étendrai pas trop.
On démarre donc avec une intro rythmée à consonance « indienne » où prédominent guitares et chants. On peut dire que ce « YHVH Invokation (Deuteronomy Excerpt I) » met vraiment dans l’ambiance, mais la narration qui suit casse le rythme et donne une direction toute nouvelle. Cela fait un peu doublon d’intros car les tracks oscillent dans les deux minutes. Le véritable premier morceau de la galette est donc « Supreme One » qui avec une belle fougue et les chants lanssinants font penser au « Sweet emotion » d’Aerosmith. Un chant tiraillé qui traînera jusqu’à la fin du morceau. On enchaîne avec « Burning Bush » où là, le rythme est encore plus ralenti, prédominance de la batterie et du chant en ouverture puis, la gratte électrique vient mettre un petit coup de fouet à l’ensemble, tout en restant très mélancolique. Le track suivant est intitulé « Truth & Reconciliation » et on pense tout à tour à du Peter Gabriel ou à du Red Hot Chili Pepper. La guitare est bien plus présente et s’offre même quelques envolées plaisantes.

La suite se nomme « Exodus 2000 (Arafat Radio) » (alors que le titre chanté et affiché sur ma chaîne hi-fi s’intitule « Run »). Un morceau encore une fois très lent au début, avec percus et voix, qui s’accélère vocalement parlant dans le dernier tiers du titre. « Holy City Warrior (Lament) » emboîte le pas et est, enfin, un morceau dans la lignée de « Supreme one », c’est à dire plutôt énergique, avec toujours des faux airs Aerosmithiens. On (re)brise à nouveau la cadence avec « Chiron (Deuteronomy Excerpt II) » et ses chants « indiens ».

On inverse les rôles avec « Understanding the water (Invokation II Deuteronomy Excerpt III) ». En effet, cette fois-ci l’énergie démarre le morceau pour s’éteindre à petit feu puis redémarrer sur la fin. Un titre très psychédélique. On revient dans l’énergie avec « Shock & Awe » dont le refrain est répété énormément (trop ?) de fois sur la fin, ce qui en devient un peu agaçant. Les percus retentissent, c’est « Red Sky » qui démarre. Cinq minutes donc de percus, de guitares stridentes et de chant « tribal ». En fin d’album, ça fracasse la tête ! Justement, nous arrivons enfin à destination avec « World Drum » où, comme son nom l’indique, la batterie est encore à l’honneur. On repense une nouvelle fois à du Peter Gabriel, car on arrive enfin (!) à entendre la voix du chanteur qui n’est, cette fois-ci, pas trafiquée avec des effets ou noyée sous des chants « anciens ». Point positif, mais un poil tardif…

Conclusion : Vous l’aurez compris ma note est à prendre avec des pincettes, tant il est difficile de rester objectif avec un tel album. Je vous invite donc à vous faire votre propre opinion et vous souhaite de réussir à monter dans le train de Robbi Robb pour un voyage agréable. Moi, je reste à quai.
 
Critique : Secret Sfred
Note : 5/10
Site du groupe : Myspace officiel
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