Chronique

METAL CHURCH - THIS PRESENT WASTERLAND / Spv 2008

Décidément depuis son retour en 2004, Metal Church va mieux que jamais et nous le confirme avec un nouvel album. A noter encore un changement de personnel après l’arrivée de Jeff Plate (Savatage) il y a deux ans, c’est Rick Van Zandt (Rottweiler) qui remplace Jay Renolds à la guitare. Un changement anonyme et bien pas tant que ça…

Notre premier titre « The company of sorrow » débute à la manière du 'Disposable Heroes' de Metallica, puis donne droit à un pur morceau de Heavy qui fout la trique. Le son de l’album bien plus métal que ces derniers temps, donne lui aussi entière satisfaction et pulse que plus les titres. Un début dans la pure tradition de l’église du métal, qui n’en reste pas là avec un « The perfect crime » tout aussi bonnard. Ronny Munroe semble plus à l’aise et délivre une performance époustouflante durant tout l’album, prouvant le très bon choix de Kurt Vanderhoof. Les solos du petit nouveau envoient du bois, dans un style plus Shred, mais d’une efficacité remarquable.
Début inquiétant pour « Deeds of a dead soul ». Un bon gros mid tempo à l’ambiance pesante qui rampe le long de vos oreilles et vous flanque la chair de poule. Un des meilleur titre de Metal Church, avec encore un travail exemplaire de Ronny fort inspiré. « Meet your maker » accélère le rythme et nous replonge dans les magiques années 80. Certes le titre manque d’un petit quelque chose, ou alors c’est simplement le fait d’être après un titre phare, mais reste un pur titre de Heavy légèrement Trashysant qui rappelle des souvenirs et fait du bien.
On se lance dans un retour en arrière presque Hard rock avec le remuant « Monster ». Encore une fois tout ce qui est originalité est à oublier, mais question plaisir, le groupe sait s’y prendre.
Faut-il voir un clin d’œil à Megadeth avec « Crawling to extinction » ? Le riff de départ rappelle le combo de Dave Mustain (ah l’époque où il était inspiré) mais la suite ne colle plus. Un côté bluesy pourrait on dire, qui te fait taper du pied et remuer du cul. Une super chanson de déconne qui donne qu’une envie, s’éclater.
Bon un peu plus de ‘sérieux’ avec « A war never won » qui nous accueille en plein calme, puis sur un cri très Rob Halfordien, on nous offre un mid tempo puissant et mélodique des plus réussit. La fin plus rythmée donne un côté épique qui apporte que plus de qualité à cette tuerie. Encore un très bon travail général, qui exulte dans un plaisir sans contrainte. « Mass hysteria » revient à un titre plus efficace. Un heavy speed comme on les aime tant dans les 80’s, qui rappelle les grands Judas Priest et autre Saxon. Un plaisir différent mais heureux quand même.
Et on continue dans un style similaire avec « Breathe again », qui apporte son lot de bonnes sensations. Un condensé de ce qui ce fait de mieux dans le Heavy estampé 80’s. On termine notre voyage à travers le temps par un « Congregation » aux accents Maiden prononcés. Dommage que celui-ci soit à mon avis le titre le moins bon de l’album, il fini sur une note négative, cette pourtant très bonne surprise.

Conclusion : et bien Metal Church vient de pondre un sacré skeud. Un album des plus agréable à écouter qui laisse un réel sentiment de bien être. Encore une fois le groupe réussit son coup et même encore mieux qu’avant. Le meilleur depuis bien longtemps. Finalement quel grand bien leur a pris de revenir.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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