Interview

RUSTED (2011) - Tony (chant) et Maniac (guitare)

Les canadiens de RUSTED font le point sur leur album, Hit By. Tony nous parle de leur ambition et donne son opinion sur la scène, rejoint par Maniac.


Salut les gars, comment allez-vous ? Après vous avoir chroniqué, je suis heureuse de réaliser cette interview. Pour bien commencer, je vous laisse le soin de présenter votre groupe. Quelle est l’histoire de RUSTED ? Comment tout a débuté ?

Tony : Salut à toi, merci beaucoup de ton intérêt ! Tout est parti de Rouyn Noranda, une ville du Nord Ouest du Québec, ou j’ai monté le groupe avec Dizzy en 2007. Réalisant les limites de notre territoire, nous avons déménagé en Montréal en 2009. Après quelques troubles de personnel, nous avons enfin trouvé la bonne équation en 2010 avec de nouveaux et meilleurs musiciens. Depuis les choses sont allées assez vite, nous avons enregistré notre premier EP, nous enchaînons les concerts pour le promouvoir, et les retours médiatiques sont encourageants !


Vous avez une bonne réputation à Montréal, quel a été l’accueil reçus par HIT BY ? Connaissez-vous son impact sur le marché canadien ?

Tony : Pour l’instant, il est un peu tôt pour juger du réel accueil de HIT BY puisque nous n’avons pas encore complété la diffusion dans notre province, c’est-à-dire de le faire connaître partout dans toutes les villes du Québec, mais c’est en cours ! Cependant les ventes réalisées sont encourageantes pour un groupe autoproduit. Mais j’avoue avoir été surpris par le grand de nombre de réactions grandement positives. Les gens l’apprécie et le qualifie comme un bon album de Hard rock qui donne envie de taper du pied et bouger la tête !


Et de votre côté, quelques mois après la sortie de votre premier disque et avec du recul, qu’en pensez vous ?

Tony : Personnellement, je pense qu’il est difficile d’avoir un jugement objectif quand on parle de quelque chose de musique ou d’art. C’est sur qu’en premier on voit plus les défauts et ce que l’on aurait aimé changer, mais on peut quand même fortement apprécier notre œuvre et y reconnaître que tout le travail qu’on y a investi a valu quelque chose.


Groupe canadien avec une recrue française en la personne de Bruno Maniaci, qu’est ce que vous ressentez quand vous voyez que votre musique a de bons retours en France ?

C’est sûr qu’on est d’autant plus heureux de cet accueil des critiques françaises en ayant un montpelliérain dans nos rangs! C’est vraiment très encourageant pour nous, et ça nous donne encore plus d’énergie pour continuer, et aussi l’envie de venir jouer dans la patrie d’un de nos guitaristes !


Certains artistes écoutent rarement leur musique à la maison. En faîtes vous partis ou est ce qu’au contraire, votre album tourne en boucle ?

Tony : En général, nous sommes assez humbles avec cela, et aucun de nous ne l’écoute très souvent ! Cependant, quand ont reçoit des amis et qu’on fait la fête ce n’est pas rare que l’on se tape l’album avec le son dans le tapis !


Quelle est la chose la plus rock’n’roll que vous avez faîtes ?

Ca dépend de ce que tu entends par là ! Mais ça pourrait être plein de choses : détruire des loges, se barrer d’un show parce que la police arrive et nous cherche, vider les réserves d’alcool d’un petit bar de région, débarquer complètement souls sur une patinoire, ou dans un restaurant pour déjeuner, jouer plus fort que tout le monde dans notre immeuble de répète,…en fait le plus rock’n’roll dans tout ça c’est que ça nous arrive presque « naturellement », on fait jamais exprès que ça se passe ainsi !


Musicalement, HIT BY est un album énergique, vous possédez la philosophie propre au hard rock. Vous restez proches du rock enfiévré des années 80 et malgré tout bien ancrés dans votre époque. Vos textes sont simples et efficaces, la musique est assez lourde et en même temps festive. Peut-on dire qu’HIT BY est définitivement un album taillé pour la scène ?

Tony : En fait, toutes nos chansons sont créées sur le moment. On accorde beaucoup d’importance à l’énergie qu’elles dégagent. Alors oui on peut dire qu’elles sont pensées pour la scène mais surtout, de manière à faire vibrer les gens. Honnêtement on s’éclate à jouer notre musique, et on communique ça sur scène. Effectivement on pense déjà au rendu scénique lorsqu’on compose.


Quels sont les thèmes abordés dans vos morceaux ?

Le ROCK ! Bien entendu, ce sont des thématiques classiques. Ont parle de faire la fête, de sortir dans des bars pour s’amuser, ça parle de filles aussi ! Des sujets plus personnels sont abordés dans certaines, si on prend pour exemple Traveler, ça parle de recherche de soi, de solitude, etc. J’y vais vraiment au feeling, j’écris ce que je ressens sur le moment.


Avez-vous une préférence pour un titre en particulier ? Si oui, pourquoi ?

Non pas spécialement, on a chacun ses préférences mais ça va dépendre du feeling du moment, certains soirs certains morceaux nous font plus vibrer.


Comment composez-vous ? Chacun dans son coin pour ensuite se réunir partager ces idées ? Ou alors vous vous réunissez régulièrement pour construire l’ossature des morceaux ?

Il arrive que les guitaristes arrivent avec des idées, mais la plupart du temps on compose LIVE. Un de nous apporte un riffs ou une idée de base et on le fait tourner en boucle pour voir ce qui nous inspire. J’écris des paroles par la suite et on agence tout ça pour en faire une chanson. Parfois on fait l’inverse, je présente des paroles aux gars et on voit ce que ça leur dit.


Quelles sont justement les choses qui vous inspirent pour composer ?

C’est relatif à chacun, pour ma part, tout et rien. Je m’inspire de ce que je vois, ce que j’écoute, ce que je vis. Tout est matière à écrire une chanson ! Généralement c’est ce que l’on vit avec le groupe qui nous inspire. Eagle s’est levé une nuit avec une mélodie en tête, il s’est roulé un gros joint, il a pris sa guitare et au petit matin « Tuff’E’Nuff » était composé ! Maniac est rentré chez lui énervé un samedi soir parce qu’une fille lui avait posé un lapin et il a composé d’une traite « Just A Dream », qui s’appelait à l’origine « The Bitch Who Never Came » !

Comment s’est passé l’enregistrement ?

Plutôt bien malgré le fait que nous avions peu de temps. Nous n’avions pas les moyens financiers de rajouter des journées de studio, nous avons donc parfois eu la pression du temps et nous aurions aimé corriger beaucoup de choses. Mais Yannick Lapierre (Studio Pavillon Noir) a fait un boulot excellent avec ça, assisté de Eagle, et nous avons finalement sorti un premier EP alors que nous voulions à l’origine juste enregistrer une démo !


Connaissez-vous des groupes européens ?

Bien sûr, la scène rock et métal européenne reste une des meilleures au monde, on est tous fans de nombreux groupes européens !


Quel est l'avenir du Cd selon vous ? Vous préférez manipulez un coffret, lire les paroles ou vous préférez plutôt télécharger en ligne ?

Tony : De mon côté, je suis un ardent collectionneur de cd et de disques Vinyle. J’en ai des centaines chez moi et je continue toujours à en acheter. Je ne suis pas contre le téléchargement mais je ne le fait tout simplement pas, c’est un choix personnel je crois.

Maniac : Malheureusement ça reste difficile pour les petits salaires de se payer des CDs aujourd’hui, les prix sont souvent assez hauts, et c’est inévitable que beaucoup téléchargent, j’avoue en faire partie, même si je préfère 100 fois avoir un vrai CD et un livret dans les mains.


Une tournée est elle prévue prochainement ?

Nous avons une douzaine de dates à travers le Québec qui vont s’échelonner sur les trois prochains mois, avant d’attaquer l’été, où on espère peut-être pouvoir visiter d’autres provinces et quelques festivals.


Avec quels groupes aimeriez-vous partager l’affiche ?

On rêverait bien sûr d’ouvrir pour des têtes d’affiches, mais on est prêts à partager l’affiche avec beaucoup, tant que ça rock et qu’on passe une bonne soirée !


A choisir, préfèreriez-vous vous retrouver sur une affiche plutôt métal, ou plutôt rock ?

Tant que ce n’est pas du metal extrême, les deux nous plaisent. En fait si on est sur une affiche rock, on va paraitre métal, et inversement si on joue sur une affiche metal !


Pour finir, la question rituelle : quelques mots pour les fans français !

On reçoit vraiment de bons retours de France, merci pour votre soutien ça nous donne de l’énergie ! On espère sincèrement avoir un jour les moyens de venir jouer en Europe, alors d’ici là continuez à nous soutenir et à nous diffuser.
 
Critique : Alisia
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