Interview

MYLIDIAN - 2014 - Armendar (Chant)

A peine plus d’un mois après la sortie de leurs deuxième album « Seven Lords », Armendar, chef d’orchestre de MYRIDIAN a bien voulu répondre à nos question sur ce très gros projet !

SBM : Salut Armendar et merci de répondre à nos questions !
On est là pour parler de votre dernier album « Seven Lords » sortie il y a un peu plus d’un mois. Quels sont les premiers retours des fans et de la presse ?


Armendar : Et bien ça fait un mois que l’album est sorti, on a déjà fait quelques dates et les retours pour l’instant sont plutôt positifs, donc les gens qui l’attendaient sont plutôt contents de l’album, ils retrouvent ce qu’ils avaient apprécié sur le premier : le côté sombre, le côté théâtral, les différentes voix et la prod. Donc pour l’instant oui on a un retour positif.

Alors pour ceux qui ne connaitraient pas, MYLIDIAN est un groupe qui s’inspire d’un jeu de rôle du même nom. Mais peux-tu nous en dire un peu plus sur la genèse du groupe ?

En fait ça a commencé quand on bossait sur l’histoire du jeu MYLIDIAN, on s’est dit que ça serait assez sympa de mettre tout ça en musique vu que MYLIDIAN est un univers assez riche, donc on s’est lancé dans une trilogie qui raconte l’histoire de la création du monde du jeu MYLIDIAN.
Dans cette trilogie, on a sorti le premier album « Birth of the Prophet » qui présente les personnages principaux et qui met en place l’intrigue. Ça parle de jeunes adolescents qui se retrouvent malgré eux dans une guerre occulte contre sept puissances qui arrivent sur Terre. Le deuxième album, « Seven Lords » traite de la guerre contre ces Seigneurs, et le prochain album qui va s’appeler « Cosmogony » conclura la trilogie et fera le lien avec l’univers du jeu de rôle MYLIDIAN.

On a une période de sept années entre les deux premiers albums, pourquoi autant de temps ?

Et bien deux raisons : la première c’est que le studio a déménagé, donc on a préféré attendre qu’il soit opérationnel et garder la même équipe, plutôt que d’aller en studio et sortir plus rapidement l’album. Et la deuxième raison c’est que pendant l’enregistrement on a changé d’optique, de direction musicale ; c'est-à-dire que ce qu’on enregistrait au fur et à mesure nous plaisait de moins en moins, c’était pas tout à fait ce qu’on voulait.
Donc au départ on était parti sur des titres avec des guitares assez simples, ouvertes, avec l’orchestre en premier plan, et au fur et à mesure, on préférait rajouter des guitares, à enlever l’orchestre, et quand on commence à toucher à tout ça, ça a une incidence sur les voix, donc on est obligé de refaire guitare, orchestre, voix pour en venir à quelque chose qui nous correspondait mieux, voilà pourquoi ça a prit plus de temps.

C’est vrai que ce changement s’entend bien, on a des guitares lourdes, avec une pesanteur qui accentue le côté dramatique et dark, en ayant aussi ces variations au niveau du chant, parfois clair, parfois plus agressif. Est-ce que chaque voix est un personnage ou au contraire varient-elles pour un même personnage selon les moments de l’intrigue ?

Et bien c’est dû à ces deux aspects là, c'est-à-dire que nous dans le processus de création, on commence par prendre l’histoire qui est écrire, et dans cette histoire on choisit des moments clés et des scènes clés qu’on met en musique. Donc une scène est égale à un titre, donc en fait on ne fait que de la B.O, on met en musique une histoire et c’est pour ça que tu as différents timbres de voix, parce que chaque timbre correspond soit à un personnage, soit à une humeur des personnages. Donc les voix agressives sont dans des moments plus guerriers, plus violents, plus vindicatifs et quand tu as des voix plus clean, plus heavy, plus hard pop, c’est pour représenter des moments plus intimes ou plus calmes.
Mais tout ça est fonction de l’histoire.

L’écriture de l’histoire c’est donc toi qui t’en charge, mais pour la musique, comment ça se passe dans le groupe, étant donné que ça suit une histoire précise ?

Alors moi je compose tous les titres avec Mortek et ensuite on travaille les titres en groupe pour voir les arrangements, ce qu’on pourrait apporter d’autre ou améliorer. Et oui j’écris tous les textes vu que ce sont des dialogues entre les personnages, et comme j’ai écris l’histoire et bien je suis le mieux placé pour écrire les dialogues.

Ce qui parait logique en même temps. Et donc musicalement on sent ces différentes tonalité, tantôt heavy, tantôt death, avec beaucoup d’orchestrations. Quelles sont les influences perceptibles sur cet album ?

Et bien justement dans MYLIDIAN ce qu’on essaye de faire, c’est de ne pas montrer nos influences. Et on le fait parce qu’on veut vraiment mettre en scène l’histoire. A un moment sur une chanson qui s’appelle « Via Sanguinius » raconte le moment où le personnage principal subit un rituel pour devenir vampire etc… Et à ce moment là les cœurs lyrique s’imposent d’eux même tu vois, pour avoir ce côté religieux, donc avec l’orgue. Donc il n’y a pas besoin d’aller chercher dans nos influences. Et puis dans MYLIDIAN les influences sont vraiment différentes, ça va du gros death technique à Satriani en passant par Malmsteen, WASP, 30 seconds to Mars, Soilwork, In Flames etc…

Comme effectivement tout est lié à l’histoire, que peux-tu nous dire sur le clip « Cyberduel ». A quel niveau le visuel est-il lié à l’histoire ?

En fait on voulait se servir du support vidéo pour amener des informations complémentaires qu’on a pas dans l’album. De mon point de vue je ne peux pas raconter tout ce que je voudrais dans l’album. On a à peu près 20% de l’histoire dans l’album parce qu’on a pas assez de temps, pas assez de moyen et ça ferait des albums beaucoup trop long, donc ce qu’on voulait c’était amener des informations supplémentaires avec le support visuel.
Il y a une fille sur une croix qui représente Crystal qui est l’ange protecteur de Clyde qui subit l’opération, et tout ça n’est pas trop détaillé dans la musique, les paroles parce que je ne peux pas tout raconter.

Du coup as-tu pensé à faire comme Rhapsody of Fire, c'est-à-dire de mettre des pages de narration pure entre les chansons ?

C’est en cours mais on le garde pour le site, ça nous permet d’avoir un livret pas trop lourd et de se focaliser sur l’essentiel, et du coup les gens qui s’intéressent vraiment à l’histoire vont regarder sur le site, et là on aura un synopsis par titre pour expliquer ce qu’il se passe vraiment par chanson, on va décrire chaque personnage et chaque seigneur et là on aura la totale.

C’est vrai que c’est très complet et assez bien organisé. Le concept et l’histoire passent aussi par une expression visuelle très importante : la cover. Elle a été réalisée par Alexandre Chaigne, comment s’est passé cette collaboration ?

Alors on a travaillé avec lui sur « Seven Lords », le premier c’était Mathias Noren qui avait aussi bossé avec Evergrey, Manticora, et d’autres gros groupes. Alors pourquoi Alexandre ? Parce qu’on aimait bien son travail, parce qu’il est français et qu’on s’est dit que ça serait dommage de se priver d’un talent français. Et puis il travaille vite, c’est quelqu’un de très sympathique.

Et est-ce la même chose pour votre collaboration avec Didier Chesneau ? Son aide a-t-elle vraiment été déterminante ?

Ah oui il aide énormément surtout au niveau de la production et du mix. Et une des difficultés de MYLIDIAN c’est qu’il y a beaucoup de choses, beaucoup d’informations et ce qu’il faut c’est qu’on arrive à rendre accessible tous ces éléments. Donc nous on arrive avec un cahier des charges en disant « Voilà les titres ça ressemble à ça », on a tout maquetté chez nous pour qu’il ait vraiment une vue d’ensemble de l’album, on lui donne la direction musicale et lui il nous dit que si on veut un son comme ça ou avoir tel ou tel effet, il faut qu’on travaille comme ça, enregistrer avec tel matos, les guitaristes doivent jouer comme ça, pour les voix il faut chanter comme ça etc…

Qui plus est son travail s’achève sur un bouquet final avec le long et épique « The Seventh Lord » qui dure plus de dix minutes. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce morceau ?

Et bien ce morceau conclut l’intrigue du deuxième album pendant lequel on sent la présence du septième seigneur qui est le leader de ces sept puissances. On le découvre qu’à la fin et on y découvre aussi son nom, son rôle, on sait précisément pourquoi il est là. D’où beaucoup d’informations et donc un morceau assez long pour poser l’ambiance et ouvrir sur le prochain album.

Et tu as déjà des idées pour le prochain album justement ?

On a déjà deux titres d’écrit, pas mal d’instruments aussi, on a trois ou quatre morceaux qui sont déjà entamés donc le but c’est de le sortir avant les sept ans. (Rires)
On espère en fait l’avoir enregistré pour décembre 2015.

Et de plus pendant ce temps vous allez surement tourner, alors quels sont les projets 2014 pour MYLIDIAN ?

On est en train de monter les dates pour l’année et la première qui est sûre c’est le 21 février à Eragny au Covent Garden. Le but cette année c’est de jouer un maximum, donc si vous connaissez des groupes qui seraient intéressés pour jouer avec nous ou des associations ou organisateurs qui veulent monter des dates, on joue n’importe où ! Enfin presque ! (Rires)

Je passerai le message… Du coup grosse année pour toi étant donné que tu as récemment rejoint Asylum Pyre. Comment vas-tu gérer les deux groupes ?

Pour le moment ça se goupille pas mal, parce que quand MYLIDIAN est en concert ou en promo Asylum est en studio et c’est impeccable vu que je peux combiner les deux.
Asylum a déjà commencé l’enregistrement du prochain album et je dois enregistrer les claviers dans le mois qui vient.

Une date pour l’album ?

Rien de sûr pour l’instant…

Très bien… Et bien je crois qu’on est arrivé au bout, je te laisse donc les derniers mots si tu veux conclure ou laisser un message aux fans français.

Et bien je remercie tous ceux qui ont acheté l’album, tous ceux qui l’on apprécié, ceux qui aiment que l’on cherche à avoir quelque chose d’original, qui sorte un petit peu du lot. A tous ces gens là merci beaucoup pour leur soutien, et merci de venir nous voir en concert, sachant qu’à la fin de chaque concert on prend le temps d’aller rencontrer les gens. Donc ceux qui veulent venir parler ou échanger qu’ils n’hésitent pas on sera là pour eux.

Et bien écoute encore une fois le message sera passé ! Merci beaucoup pour ton temps, je te souhaite une bonne soirée et à la prochaine !

Merci à toi et à bientôt ! Bye !

Bye !
 
Critique : SBM
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