Interview

DRAGONFORCE (2014) - Fred Leclercq (Basse)

Quoi de mieux qu'une nouvelle interview avec Mr Fred Leclercq, personnage sympathique et au combien festif et déconneur... Le temps d'un mailer, Fred a bien voulu répondre à quelques une de nos questions... la suite sera apparemment autour d'une bière (ou plus...)


Salut Fred, comment vas-tu ? Ca fait un moment que l’on ne sait pas croisé !
Je crois que la dernière fois c’était lors de la tournée Power Within à Paris, ou au Hellfest 2013 …


Salut Lionel, il me semble que c’était au Hellfest ! je ne sais plus, le Hellfest tombe au moment de mon anniversaire donc euh, tu te doutes bien que je le fête là-bas et que du coup je n’ai jamais beaucoup de souvenirs du festival (rires)

Bon aller, finit les blablas, venons-en au fait.
Dragonforce vient de sortir son nouvel album « Maximum Overload » dans lequel il y a eu quelques petites nouveautés. Tout d’abord, le départ de Dave et l’arrivée de Gee Anzalone. Peux-tu nous en dire plus ce nouveau batteur ?!


Nous nous sommes en fait rencontrés plusieurs fois sur des festivals européens. J’avais vu sa vidéo où il reprenait un morceau de nous et je l’avais trouvé très bon, Sam aussi. J’avais donc dit à Gee que j’aimerais un jour pourquoi pas faire de la musique avec lui. Du coup j’ai pensé à lui tout de suite, petite audition, hop, bienvenu monsieur (rires) il est très bon et très sympa, donc c’est parfait !

Le deuxième point est que tu es de plus en plus impliqué dans la production de l’album, dans la compo etc. Comment perçois-tu cette évolution ?

Cela a commencé avec l’album précedent. Je me suis dit qu’il était temps de m’impliquer et de mettre mon grain de sel, chose que je ne voulais pas vraiment faire avant puisque j’étais « le petit dernier ». Pour « Ultra Beatdown » je n’avais fait « que » co-écrire 3 titres, et 1 en entier pour le Japon. J’avais par contre déjà commencé à faire de la guitare en studio, electrique et accoustique, en plus de la basse. Bref, pour « The Power Within » j’ai co écrit avec Sam, j’ai également écrit « Seasons », participé à la production, aux arrangements, joué de la guitare, quelques solos, du synthé...je me suis plus imposé en même temps que Sam et Herman m’ont fait plus confiance. Cela s’est fait naturellement. Pour le nouvel album, j’ai donc tout co-écrit avec Sam, paroles et musique, sauf certains titres que nous nous avons écrits seul chacun de son côté. En ce qui me concerne, « The Sun is Dead », « Chemical Interference » et « Summer’s End »…et donc comme d’habitude je joue de la guitare, sur beaucoup de chansons puisqu’il était plus simple pour moi de faire exactement ce que je voulais entendre que de l’expliquer aux autres, je chante, bref, je suis Remy Bricka (rires).. Je suis forcément content de mon implication, j’éspère surtout que les fans apprécient le changement.

Niveau musique, il y a toujours cette touche de ultra speed metal qui a fait la renommée du groupe, mais cette fois-ci on ressent un côté plus heavy et plus agressif dans la musique. Ce qui est fort plaisant il faut le dire.

Merci bien, j’ai des influences extrêmes, tout comme Sam, donc je fais pencher la balance du côté obscur (rires)

Cette évolution de style musicale est-elle aussi due à Marc Hudson qui a une capacité vocale plus large de celle de ZP ?

Je ne pense pas que sa voix influence notre manière de composer… disons que pour cet album, nous avons composé les morceaux en sachant de quoi il était capable, alors que pour l’album précédent les titres avaient été composés sans chanteur. Le fait de bien connaitre la tessiture, les possibilités de ton chanteur est un facteur important dans la composition.

D’ailleurs pour compléter cette musique plus agressive, vous avez invité Matt Heaffy de Trivium à chanter en duo avec Marc sur le titre « The Game ».

Oui, c’est un ami à nous, et plutôt que de me charger des voix extrêmes sur cet album (avec ou sans Sam, comme sur scène), on s’était dit qu’il serait intéressant de lui demander. Et comme il se trouve qu’il chante bien, on a voulu voir si sa voix se marierait bien avec celle de Marc. Il semblerait que ca soit le cas ! Il apparait également sur « Defenders » et « No more ».

Nouveauté dans cet album aussi, après un titre en acoustique sur le précédent album, cette fois-ci vous faites, et pour la première fois, une reprise : Ring Of Fire de Johnny Cash. Qu’est-ce qui a décidé le choix de ce titre ?

Notre manager a émis l’idée de faire une reprise pour cet album, pour un éventuel bonus. Nous avons tous fait une petite liste, il y avait vraiment tout et n’importe quoi d’ailleurs (rires), et Sam a proposé Ring of Fire. On s’est dit « bah, pourquoi pas, tiens » (rires) et le résultat était tellement étonnant que nous avons décidé de le mettre sur l’album, finalement comme la version accoustique de Seasons qui était également sensé être un bonus. Certains aiment notre version de « Ring of Fire », d’autres crient au sacrilège, les deux me vont bien !! (rires)

Pour Power Within, l’album était sortit via votre propre label et maintenant vous êtes signés chez EarMusic. Pourquoi ce changement, Roadrunner ne vous convenez plus niveau distribution ?!

Nous sommes arrivés en fin de contrat et pour être honnête, nous avons la chance d’avoir un manager qui s’occupe de tout cela pour nous. Je m’occupe personnellement d’écrire de la musique, je me contente de me concentrer sur ce que (je pense) sais faire le mieux  quand un contrat se termine, tu renégocies, tu fais marcher la concurrence, et voilà. Nous n’avons jamais eu de soucis avec Roadrunner et nous sommes d’ailleurs toujours en contact avec des gens qui y travaillent, donc pas de drame ici (rires)

Ces derniers temps, on a pu voir que tu avais de nouveau endorsements. Comment les choisis-tu ?

J’appelle tout le monde sans relâche jusqu’à quelqu’un se decide à craquer !!(rires) Non, en fait je suis plutôt fidèle, cela fait des années que je suis chez ESP, Peavey, Planet Waves… j’ai la chance de bien m’entendre avec eux et d’être gâté  mon deuxième modèle signature basse est sortie, j’ai tout le matériel dont j’ai besoin, et j’en suis pleinement satisfait ! Ces compagnies nous ont contactés quand le groupe a pris de l’ampleur et voilà, tout simplement.

Autre point intéressant aussi, vous partez en tournée, mais vous joués comme opening act pour Epica lors de votre passage en France, alors que vous jouez en tête d’affiche depuis des années…

La tournée d’Epica était déjà établie quand ils nous ont proposé : nous avons accepté et ça aurait été un peu gonflé de leur demander de jouer après eux  mais on fera notre set normal donc ça ne change rien pour nous (si, on aura plus de temps à passer dans la salle après notre concert, bonus )

Que peux-tu me dire à propos de la chanson « Symphony of the night » qui est un des titres phares de ce nouvel album ?!

Que j’en ai écrit les 3/4 ! (rires) mais oui, c’est vrai. C’est un morceau que j’ai composé il y a quelques temps. Elle est le reflet de mon amour pour le Japon. J’avais dit aux autres que je voulais composer un bonus japonais qui sonne un peu comme les groupes de heavy japonais- une sorte de clin d’œil , comme si nous faisions un bonus français avec de l’accordéon !!(rires) Bref, je me suis inspiré d’Onmyo-Za, de Malice Mizer, et j’avais même fait des paroles en japonais sur ma démo ! si tu veux le début, à la place de « hiding in the fog, when darkness meets the moonlight/ I will sing a melody til the morning comes », c’est « sudoku da ne itoshino fugu/uchuu keiji dasai otaku » . soit en gros « sudoku-n’est ce pas- chéri- fugu(le poisson lune avec du poison dedans (rires)) / shériff de l’espace-ringard- otaku (fans obsessifs de mangas.. terme sympa en « France » mais pas trop au Japon d’ailleurs)….ce qui ne veut pas dire grand-chose mais qui avait faire ma copine de l’époque (qui était japonaise) (rires) et bref, le résultat était tellement cool que nous avons décidé de le garder sur l’album, Sam a fait quelques petites modifications, et j’ai décidé d’écrire les paroles sur mon jeu vidéo préféré, à savoir « Castlevania-Symphony of the Night ». Donc voilà ce que je peux te dire sur ce titre. Enfin je pourrais t’en dire beaucoup plus mais on pourra faire ça autour d’une bière plutôt !!

On arrive à la fin de cette interview. Merci à toi pour avoir pris le temps de répondre, je te laisse les derniers mots. A bientôt.

Merci beaucoup pour cette interview, merci aux lecteurs (on dit lecteurs ? (rires)) et à l’équipe des seigneurs du metal, et à tout bientôt en concert !!!
 
Critique : Lionel
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