Interview

DEATHAWAITS (2020) - Olivier (Guitare) et Tommy (Batterie)

Avec « Rapture Smites » Deathawaits vient de sortir un superbe album de death/core bien brutal. Cet album, leur quatrième, risque bien de leur ouvrir les portes d'une très grande carrière. Rencontre à Paris avec le groupe.

« Le nouvel album poursuit dans votre veine death/hard-core. »


« Certains membres du groupe sont branchés hard-core mais lorsque l'on compose, on ne pense pas au hard-core. Nous sommes un groupe death/trash classique. Le hard-core est un petit plus.

« Vous êtes arrivés tous les deux juste avant le dernier album. Votre intégration au groupe a-t-il changé quelque chose dans le combo ? »

« Quand nous sommes arrivés, le dernier album était terminé. Nous avons amené des arrangements. La bonus-track a été faite pour que le nouveau guitariste amène ces riffs même si c'est une compo collective. »

« Le disque est-il un concept album autour de la figure des quatre cavaliers ? »

« Le disque parle des enjeux contemporains à travers la figure des quatre cavaliers, ceux-ci représentant les quatre fléaux majeurs de la société contemporaine : le capitalisme, la guerre, les catastrophes écologiques et les réseaux sociaux. »

« Même si le disque bastonne, il y a des accalmies à l'intérieur de celui-ci. »

« On ne pouvait pas faire un truc d'un bloc. Il est nécessaire d'avoir des respirations dans un disque comme celui-ci. »

« L'album est long, plus de cinquante minutes. »

« Nos intros sont longues. Cela fait partie de l'Adn de Deathawaits. Du coup, forcèment les morceax sont longs. Les titres de cinq, six minutes font partie de nos standards d'écoute. » »

« Votre site est très pro. »

« C'est important de soigner la com. On est un groupe amateur. Les différences se font à ce niveau là. Pareil pour les concerts : on a nos propres lights, notre propre systéme de fumée. On veut amener une plus value par rapport aux autres groupes parce qu'il y en a plein qui font la même musique que nous. »

« Le groupe a énormément tourné durant sa carrière. »

« Oui, surtout depuis le troisième album. On tourne beaucoup et l'ambition est de tourner tout le temps. On a joué en Espagne, en Angleterre. On veut continuer sur cette lancée. »

« Vous avez fait plusieurs vidéos tirées de l'album. »

« Oui. On met en avant celle de « Loot Thy Neigbour » qui est un peu le single de l'album. On aime en tant que fans les vidéos d'autres groupes. On a envie de faire la même chose. »

« Quelles sont vos influences principales ? »

« On fait du death un peu hybride. On aime le death moderne. Nous aimons beaucoup un groupe comme Black Dahlia Murder, par exemple. »

« Il y a un titre qui est un tryptique : « Trumpeting Butchery »

« Il a été composé comme un seul morceau à la base. Il était très long. On s'est dit peut-on jouer un titre de dix, douze minutes live sur un set qui dure en général quarante cinq minutes. Du coup, nous l'avons séparé en trois parties. »

« Le mix a été fait aux studios Musykaunyka à Clisson. »

« Oui, ainsi que les prises voix. Le reste du disque a été fait chez nous à Lyon et St Etienne. »

« Le fait d'avoir fait des prises là-bas est-il un tremplin pour jouer au Hellfest ? »

« On était dans les tuyaux pour y jouer donc on espère y être programmé l'an prochain. On fêtera les vingt ans du groupe en 2021. On veut taper le plus haut possible. »

« Il y a toujours eu de bonnes critiques sur les albums de Deathawaits. »

« On ne les lit pas trop. En revanche, ce que l'on sait, c'est que nous avons une fan base active. Ca fait vraiment plaisir. Elle est surtout basée autour de Lyon, mais pas seulement. Il y avait pas mal de structures en Region Rhône Alpes autrefois mais à St-Etienne par exemple tout a fermé. Heureusement, une salle vient d'ouvrir, le Disorder. On y organise des concerts, d'ailleurs. On jouera à St Etienne le 14 Février en première partie d'Ultra Vomit. »

« Vous allez tourner à l'étranger bientôt ? »

« Oui en Suisse en Mars puis au Luxembourg. »

« Quels ont été les premiers retours sur l'album ? »

« Très bons. Le disque a beaucoup plus à notre fan-base et pour nous, ça c'est le plus important. Ce sont des gens qui nous ont vu des dizaine et des dizaine de fois et avec lequels pour certains nous sommes devenus amis. On a eu une chronique dans Rock Hard sinon. Ca fait plaisir. »

« Vous vous êtes retrouvés dans la Bo du film de Marilou Berry, « Joséphine s'arrondit ». Comment est-ce arrivé ? »

« Ils ont tapé death français sur le Net et sont tombés sur nous. C'est arrivé juste comme ça. Je pense que l'on ne coûtait pas cher aussi en droits (rires).»
 
Critique : Pierre Arnaud
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