Live Report

NIGHTWISH + PAIN - 11.04.08 - Le Dôme (Marseille)

 
Avant dernière date française pour les nouvelles Superstars finlandaises ce soir à Marseille. Car oui, c’est indéniable Nightwish est vraiment passé dans la catégorie supérieure.
Rien que le fait que le groupe passe à Marseille et qu’ils ne font que les grandes salles prouvent qu’ils veulent et surtout peuvent frapper un grand coup.
Celui qui pensait qu’après le départ de Tarja, le groupe était sur la phase descendante de sa carrière doit se mordre les doigts jusqu’à l’épaule. Cependant, ne nous leurrons pas, certes il y avait des fans de la première heure, mais il y avait également énormément de curieux (venus voir le combo avec sa nouvelle chanteuse) et de newbies. Ce qui est sûr c’est que le dvd « End of an era » portait très bien son nom.

Ce n’est pas la première fois que Nightwish arpente la scène marseillaise. En effet, en 2000, le groupe s’était déjà produit au Jas Rod (Pennes Mirabeau) pour le Wishmaster tour ; alors que certains « fans » de ce soir n’avaient que 6 ans ! Bref, tout ça pour dire que finalement, le metal ne doit pas être un mouvement musical à médiatiser. Restons entre personnes de valeur, qui savent reconnaître la qualité d’un album et/ou d’un musicien, qui est fidèle à ses groupes favoris et qui n’est pas borné et addict de seulement un groupe ! (NdSS : attention, un fan de 14 ans peut également regrouper ces critères, mais il représente pour sûr une minorité). Comme dirait l’autre « ça c’est fait ! ». Je suis désolé de m’emporter, revenons plutôt au concert.

Le Dôme accueillera environ 4 500 personnes pour cette soirée placée sous le signe des sons et lumières.
19h59 : le concert démarre ! Première fois que je vois un concert commencer à l’heure, voire à l’avance. Et c’est au groupe Pain d’avoir la lourde tâche d’ouvrir pour le combo finlandais. Autant dire que le groupe suédois ne joue pas en terrain conquis tant les fans de ce soir n’ont d’yeux que pour Tuomas et sa bande. Peu importe, Pain n’est pas qu’une première partie et cela ils le savent. Pas de concession ce soir, set-list best-of pour 35 minutes (et pas une de plus) de puissance sonore. Pas d’effets pyrotechniques, mais de bonnes lights qui correspondent très bien au ton du groupe. Le public aura été emballé et n’hésitera pas à participer dès que Peter Tägtgren les sollicitera. Je dois d’ailleurs avouer que je connaissais très peu ce groupe, mais qui pourrait résister à des bombes telles que « Same old song », « Shut your mouth » ou la reprise survitaminée de « Eleanor rigby » des Beatles ?! Bien plus que Sonata Arctica en 2004, Pain aura marqué des points sur cette tournée, car moins connu et attendu. Tant mieux car le groupe le mérite !

Set-list Pain :
1. Same Old Song (Dancing With The Dead)
2. Eleanor Rigby (Nothing Remains The Same / Beatles cover)
3. End of the Line (Rebirth)
4. Zombie Slam (Psalms Of Extinction)
5. Nailed to the Ground (Psalms Of Extinction)
6. Just Hate Me (Nothing Remains The Same)
7. On And On (Rebirth)
8. Shut Your Mouth (Nothing Remains The Same)


L’hystérie collective commence à pointer le bout de son nez, et ce dès le changement de décor de Nightwish. Celui-ci restera tout de même sobre, à savoir un immense backdrop de Dark Passion Play et … c’est tout. Pas grave, on se doute que les effets pyrotechniques feront le reste. Effectivement, les lumières de la salle s’éteignent, un bruit assourdissant (très féminin d’ailleurs :P) résonne tandis que les premières notes de la BO de la "Passion du Christ" retentissent. Le groupe arrive sur scène, autant vous dire que c’est de la folie autant dans la fosse que dans les gradins. Le niveau s’intensifie au fur et à mesure des flammes, étincelles et autres feux d’artifices mettant en beauté « Bye bye beautiful ». A ce niveau-là rien à redire, car cela fait bien longtemps que ce type de pyro n’avaient plus lieu dans des concerts metal. Preuve une nouvelle fois que Nightwish se trouve désormais au-dessus des autres groupes de metal de sa génération. Aucun autre groupe ne pourrait remplir le Dôme par exemple et utiliser autant de pyro, hormis les gros groupes (Maiden, Guns n’ Roses) et/ou ceux qui en ont besoin (Rammstein).
Un public, qui même s’il était déjà conquis d’avance, savoure chaque course de Emppu, chaque martelage de Jukka, chaque sourire furtif de Tuomas, chaque note chantée par Marco, chaque détail de la magnifique robe (sic !) d’Anette. Remarque ce soir, sa tenue aura vraiment été raccord avec son nom de famille.
Je ne relancerai pas le débat entre Tarja et Anette. Mais, je dois quand même avouer que le choix de cette chanteuse détermine la set-list de ce soir ; à savoir 2 morceaux pré-Once. Et a fortiori de la futur orientation musical et scénique du groupe. Bref déçu. Non pas de la prestation de la Suédoise ou des fausses notes sur certains morceaux (Nemo, Wishmaster), mais plutôt de devoir « subir » des titres tels que « Whoever Brings The Night », « The Siren », « Seven Days To The Wolves », alors que d’autres, « The phantom of the opera », « Kinslayer », « Sleeping sun », « Slaying the dreamer », « The Pharaoh sails to Orion », « Beauty & the beast », pour n’en citer que quelques-uns, moisissent sur cd…
Bref, un concert très beau visuellement, qui aura ravi les néophytes, mais qui aura laissé un petit goût amer à ceux qui suivent le groupe depuis plusieurs années.

Enfin, pour finir sur une note plus légère, je ne peux m’empêcher de vous poser une devinette : Mr. & Mme. KORA ont un fils. Comment l’appellent-ils ?
-> Emppu…

Set-list Nightwish:
1. Bye Bye Beautiful (Dark Passion Play)
2. Dark Chest Of Wonders (Once)
3. Whoever Brings The Night (Dark Passion Play)
4. The Siren (Once)
5. Amaranth (Dark Passion Play)
6. Islander (Dark Passion Play)
7. The Poet And The Pendulum (Dark Passion Play)
8. Dead To The World (Century Child)
9. While Your Lips Are Still Red
10. Sahara (Dark Passion Play)
11. Nemo (Once)

12. Seven Days To The Wolves (Dark Passion Play)
13. Wishmaster (Wishmaster)
14. Wish I Had An Angel (Once)
 
Critique : Secret Sfred
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