Live Report

LINDEMANN - L'OLYMPIA - Paris - 21/2/2020

 
’est toujours un évènement quand Till Lindemann se trouve quelque part, tant le personnage est iconique. Ce soir ne fera pas exception à la règle à l’Olympia de Paris, arborant fièrement sur son fronton le nom de LINDEMANN en néon rouge. La queue qui s’est formée tôt dans l’après-midi confirme l’engouement du public pour la formation, avec un concert déjà déplacé de la Cigale à l’Olympia et affichant complet depuis plusieurs jours. 
Ce soir, Till et Peter Tägtgren prennent possession de la capitale pour nous présenter leur dernier méfait en date F & M. Un opus excellent truffé de titres qui devraient prendre toute leur dimension sur scène. 


En ouverture, LINDEMANN est accompagné de deux formations allemandes, qui joueront chacunes un court set : JADU et sa Military Dream Pop et AESTHETIC PERFECTION plus dans le thème de la soirée avec son électro Metal plutôt bon. 

C’est devant un Olympia plein jusqu’au balcon que Jadu Laciny et son groupe JADU vient mettre en chauffe une salle de fans hardcore de RAMMSTEIN & Co, avec son univers militaire très esthétique et surprenant. Après une ouverture sur une musique allemande d’antan, distillée façon « gramophone » dans un environnement de guerre, le groupe fait son entrée sur scène. Ils sont tous vêtus d’uniformes militaires, à l’exception de JADU, qui est plus dans une version catwoman qu’autre chose.
La belle, agrippée à son micro auquel est lié un fusil type second guerre mondiale, nous livre une prestation aguicheuse sur fond de rock martial et électro bien cogné. 
Le public réagit plutôt bien au show, malgré une certaine surprise qui demeurera jusqu’à la fin. 


Changement de plateau et d’ambiance avec les ricains d’AESTHETIC PERFECTION et son leader Daniel Graves à l’attitude proche de celle de Johannes Eckerström d’AVATAR. 
Beaucoup moins statique que la première partie, AESTHETIC PERFECTION est plus au « contact » du public, pour ne pas dire main dans la main, avec notamment le batteur qui se paie un bain de foule sur les crash barrières accompagné d’un de ses futs.
Posant et arpentant la scène de long en large, Daniel est un véritable frontman charismatique, et le public a adhéré totalement à l’univers des américains, malgré la brièveté du set (4 titres).



La salle est en ébullition et n’en peu plus d’attendre son idole. Ce soir le concert est interdit aux moins de 18 ans, le ton est donné ! 
La scène est sobre, un écran géant la domine, et c’est sur une vidéo de Till en couche et se baladant dans la rue avant de piquer une tête dans la rivière où il disparait que le set commence. Le groupe prend place sur Skills In Pills, tous de blanc vêtus, et c’est parti pour 1h30 de folie. 
L’univers de LINDEMANN au sens large est omniprésent ici. Débauche, stupre, provocation et interdits en tout genre sont de la partie. 
Ce soir c’est encore la deutsche qualitat qui est de mise. Le son est parfait, la mise en scène vidéo suit pas à pas les titres, et les musiciens parfaitement bien dans leurs rôles. 
Ce soir le 6ème membre du groupe est incontestablement le public, qui reprend mot à mot les titres de la setlist. L’osmose est parfaite du début à la fin. 
Les projections diverses seront de mise également. De la tarte à la crème au lancer de poisson sur Fish On (qui clôturera le concert), elles mettront un peu plus le feu aux poudres.

Platz Eins voit l’apparition de Till et Peter sur une plateforme en forme de sphère au centre de la fosse. Immersion safe au milieu d’un public au taquet qui reprend les chorus d’une seule voix. 
Le bassiste se verra également surélevé sur la plateforme scénique utilisée précédemment par Till, balançant un mini solo de basse en attendant que les deux compères regagnent les planches de la scène. 
Difficile de trouver une faille dans la machine LINDEMANN tant elle est bien huilée. Ce soir, il est évident que personne n’est vraiment sorti de la salle avec une once de déception, si ce n’est que ce concert fût probablement trop court tant il était intense.

REPORT: STEPHAN BIRLOUEZ
 
Critique : Lionel
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