Chronique

ECHOS OF ETERNITY - AS SHADOWS BURN / Massacre records 2009

Une petite présentation s'impose pour parler de EOE. Originaire de Californie ce groupe nous propose son deuxième album.

On ouvre cet album avec « Ten of sword » qui part sur les chapeaux de roue. Le heavy métal que pratique EOE est somme toute évident, et rappelle par moment quelques formations Françaises (Crushing Blow en tête). Le chant de Francine n’est pas mauvais et comme la musique semble sans grande personnalité. « Veiled horizon » débute sur un mid tempo, puis poursuit en se mettant en place petit à petit. Perso je ne trouve pas grand chose d'accrocheur au groupe, qui propose du morose. Malgré sa petite accélération rien de bien excitant à l'horizon.
« Memories of blood and gold » accélère le rythme mais ne change pas mon avis sur le combo que je trouve vite soporifique. Les idées sont tellement téléphonées et mainte fois entendues que franchement on s'emmerde. « The scarlet embrace » vient enfoncer le clou. Musicalement on penche presque vers du black symphonique puis le chant arrive et vous assomme d'ennui. Avec une grosse voix gutturale à la Amon Amarth ça aurait envoyé.
Il semblerai que « Descent of a blackened Soul » soit la suite logique de sa devancière tant on s'y rapproche avec une ambiance plus heavy. Mais bon toujours pas d'érection en vue. Une intro virile limite Death métal en furie pour « Twilight fires » qui tombe à l'eau. À nouveau la musique est bonne cette idée de faire cohabiter musique extrême et chant féminin est bien, mais avec un chant viscéral et pas sans caractère. Par contre continuer sur la même manœuvre est périlleux. « Buried beneath a thousand dreams » est dans le même esprit que sa devancière pour le même résultat la surprise en moins.
On poursuit le massacre sur une sorte s'approche lyrique à vous faire aimer Epica (désolé!). « Letalis deus » est malheureusement pas des plus réussit, même si encore une fois la musique semble vouloir apporter un peu de bonne chose. Nous terminons ce mortel ennuie par « Funeral in the sky » qui montre les mêmes schémas que précédemment. Un mélange tenté entre extrême et 'lyrisme' qui se solde par un véritable échec.

Conclusion : Bon comment dire, voilà un album à très vite oublier, n'y pensez même pas ! Oui ça faisait quelque temps que je ne m'étais pas autant ennuyé à l'écoute d'un album. Je ne pourrais plus le dire.
 
Critique : Guillaume
Note : 3/10
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