Chronique

INNER VISIONS – CONTROL THE PAST / Replica Records 2004

Les français sont décidément plein de ressources, et c’est avec cet INNER VISIONS que la scène métal française se complète. Une formation originaire d’Annecy et ses environs pour certains musiciens qui ont déjà un lourd passé musical derrière eux . J’ai nommé Dominique Leurquin (seconde guitare sur scène de Rhapsody) et le maître de la basse j’ai nommé Patrice Guers (Rhapsody / Rondat) que j’ai pu voir sur scène deux fois en 10 jours cette année, et à chaque fois c’est la tuerie et l’hallucination totale.

Pour le groupe, je l’ai découvert à Lyon en after-show de Nightwish : 30min de concert dans le Transbo Club. Un fin de soirée bien passionnante où j’ai pu voir les capacités des autres membres. Pour Domi et Patrice, rien à dire : souriants, bons joueurs…
Bon passons à cette galette de dix titres.

Le premier titre « Intro – Asleep » , vous l’aurez compris est une …… intro ! Petite mélodie berceuse histoire de nous émerveiller tout comme les enfants avant qu’ils s’endorment et on passe aux choses plus sérieuses avec une atmosphère plus puissante, et harmonieuse et tranchante pour déboucher sur un titre qui sur scène fait mal :
« Big Brother » avec ses riffs heavy directs, une batterie martelée d’entrée. Et là le chant de Julien se pose : une voix un poil grave mais claire. Il a de l’espoir dans ce monsieur. Le refrain de ce titre est tout simplement époustouflant. De suite, se prendre une envie de headbanguer comme ça, ça fait super plaisir. Un petit solo guitare pour Dominique, histoire de se faire plaisir, et on repart des plus belles sur ce morceau qui n’a rien d’un Rhapsody comme j’aurais pu le penser.
« Behind The Grid » arrive avec des riffs couillus, autant à la gratte qu’à la basse et hop on se calme un peu pour placer le chant. A noter les performances de Laurent à la batterie, tout comme les passages claviers Philippe qui sont bien sympathiques. Le solo guitare est excellent. Les messieurs ont décidés de se faire plaisir sur cet album et ils ont bien raison.
« Eliminate » arrive avec le clavier, et la guitare et hop on part dans un mid tempo avec quelques chœurs. Au niveau basse, rien à dire. Le refrain est superbe, et INNER VISIONS n’a rien à envier aux autres groupes et possède sa propre personnalité. Un petit solo clavier histoire de changer, et ça ne fait pas de mal. Ils commencent à éliminer la concurrence.
« In The Name Of… » ? on part à deux cent à l’heure dans ce morceau et hop un break et Julien apparaît. Un morceau bien péchu, entraînant mais un moins accrocheur que les autres. Julien se fait plaisir : il monte dans les aigus et qu’est ce que c’est bon ! C’est la puissance d’un chanteur que de pouvoir chanter dans plusieurs registres.
« Control The Past » , le titre track et c’est la grosse claque. Une musique bien speed, mélodieuse qui me rappelle un peu le groupe Nostradameus. Une ambiance électrique et survoltée qui a aussi sur scène un méga rendu. La patate ! Les gratteux se lachent et quel bonheur !
« Mage Of Nowhere » arrive dans un registre speed / power metal où le batteur se déchaîne, un break et hop on part sur un mid tempo pour se fendre la tête tellement les musiciens sont bons. Petit tripe à la guitare pour Domi et on repart des plus belles. Un superbe instrumental où les capacités de chaque musiciens sont mises en avant.
« Wake Up With A Smile » …. Y a t-il des personnes qui se lèvent en faisant la gueule ? Oui moi, et alors ? Et bien voilà un titre à l’intro acoustique, une ballade bien cool qui change l’ambiance de cet album histoire qu’on se repose un peu le cou.
«The Prophecy » à voulu qu’on revienne dans une ambiance plus direct et hargneuse. Plus puissante et plus rapide. C’est le cas. On repart dans une musique bien heavy comme nos frenchies nous l’ont montrer depuis le début.
Et Bien voilà le dernier morceau de cet album « When We’ll Be Kings » , qui arrive dans une ambiance lourde et sombre. Patrice est mis en avant : comme c’est bon ! Au final ce morceau sera un mid tempo qui conclue parfaitement cet album.

A moi de conclure, et je pense que ce groupe est très prometteur. Quelques progrès au chant et ça sera le top. Il faut dire que Julien est tout jeune puisqu’il a 21 ans. Sinon je noterai une production moyenne. Je trouve le son un peu trop faible. Mais ça ne gâche en rien les compos et l’album.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
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