Chronique

AXEL RUDI PELL - THE CRETS / Spv 2010

Notre guitariste Allemand poursuit sa carrière loin des modes et autres modernités avec ce 13ème album en plus de 20ans. Une régularité jamais prise en défaut tout comme la qualité de ses opus certes très souvent similaires, alors est ce que ça va continuer ?

Cette fois-ci l'intro est de retour avec un « Prelude of doom » dans la plus pure tradition, symphonique et calme qui nous mène au premier titre « Too late » qui comme on en a l'habitude déboite d'entrée. Une chose qui étonne c'est le son de plus en plus heavy, Axel rend sa guitare plus agressive album après album. Pour ce qui est de la qualité de celle ci rien à dire, comme toujours. Johnny Geoli est à nouveau extraordinaire et charme l'auditeur. Je note que malgré le peu de changement notre guitariste arrive toujours à nous intéresser à ses compositions même après 20 bonnes années.
Quelques notes acoustiques débutent « Devil zone » dans une ambiance proche du médiéval. La suite est un gros mid tempo bien puissant, où la guitare prend une sacrée place ! Rien de nouveau mais une puissance phénoménale portée par l'organe du sieur Geoli. « Prisonner of love » poursuit avec plus de rythme, de mélodie et un refrain très Fm qui me plait grandement.
Place à l'épique « Dreaming dead », qui ressemble beaucoup à Casbah (Between the wall). Si on oublie cette ressemblance frappante on retient du bon boulot, mais il est vrai que ce n'est pas le travail le plus original de notre guitare héros. Du piano débute « Glory night » puis la voix, oui cette magnifique voix qui vous prend aux tripes arrive. On pense à la sublime 'The clown is dead', non, mais presque. Seul le refrain métal diffère. 2 titres, 2 grosses ressemblances où on va?
Attention deuxième morceau épique avec une suite, « Dark waves of the sea (oceans of time part II The dark side) », qui donne droit à un bon riff (certes habituel) et bien évidement on replonge 12 ans en arrière à l'époque du succulent 'Oceans of time'. Donc pour ce qui est du changement on oublie et on se contente de 8 minutes de musique déjà vues. Du bon rythme qui fait chaud au cœur revient avec « Burning rain ». Malgré son côté j'envoie sévère des pieds, cette chanson reste dans la même impression de déjà entendue, sentie depuis 3 titres. Dommage car la qualité elle, est toujours présente.
Place à un exercice devenu coutumier lui aussi avec l'instrumentale « Noblesse oblige (Opus #5 adagio contabile) ». Un passage calme et sympathique qui ne vous retournera pas l'estomac. On termine avec un mid tempo lourd pour « The end of our time » qui reprend du poils de la bête. Enfin un titre où cette impression n'est pas présente.

Conclusion : que dire de plus, que ce qui a déjà été dit. Axel Rudi Pell nous propose toujours plus ou moins le même album, mais il le fait si bien que ça marche à chaque coup, malgré de fortes ressemblances. Bref si vous aimez pas de surprise, si vous détestez ce ne sera pas avec cet album que ça va changer.
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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