Chronique

MORTON - COME READ THE WORDS FORBDDEN / AFM Records 2011

Décidément, cette année aura été un bon cru pour les amateurs de heavy. Aujourd’hui, je vous soumets le premier album de MORTON qui s’oriente vers du power metal avec des nuances de metal symphonique voire de neoclassique et bien sur des influences européennes.

Sorti en octobre dernier via AFM, ce groupe ukrainien suscite énormément d’intérêt et je n’hésite pas un seul instant à ajouter que le mot est faible. Si faible qu’il m’aura fallu attendre plusieurs semaines pour digérer les écoutes innombrables de Come Read The Words Forbidden et trouver les mots justes. Voyez-vous, est courrant de lire des biographies envoyés par des labels qui vantent leurs poulains. Souvent à grand renfort de superlatifs ô combien élogieux. C’est bien l’une des premières fois que j’adhère autant à cet étalage de qualités.

Parlons-en de ce groupe, MORTON est le bébé de Max Morton, et ce qui était à l’origine un simple projet studio s’est métamorphosé en un véritable groupe. Son premier EP s’intitulait Grimoire et fut téléchargeable gratuitement. L’engouement pour ce groupe vient en parti de là, je dis bien en parti seulement. En novembre 2010, le line up est complet tandis que le groupe fait son petit bonhomme de chemin et filme son premier clip vidéo Sleeping King. A travers cette vidéo, il est évident que la liberté du groupe pour la mise en scène était totale. Les choses s’accélèrent début 2011, MORTON reçoit une offre d’un label japonais. Le deal est signé et leur album sort cet été au Japon et en Ukraine. Soulevons que le groupe a lui-même distribué son album (l’Ukraine n’ayant pas de structure musicale adaptée). Suite à une tournée, Brotherhood Of Light devient le clip officiel et témoigne de l’énergie scénique du groupe. MORTON confirme son entrée dans la cour des grands.

Concrètement dans cet album, l’on retrouve quatre titres extrait de l’EP (Black Witch, Oblivion, Werewolf Hunt et Grimoire). D’un avis unanime, ces compositions témoignent d’une plus grande justesse. Si l’on peut admettre qu’ils ont progressés sur des morceaux qu’ils maitrisent, qu’en est-il des autres ? Du bonheur à l’état pur, un album que l’on prend plaisir à écouter sans fin et une envie imperceptible qui surgit. L’envie de voir jouer MORTON en live et délivrer cette puissance et cette justesse.

A présent, il existe deux attitudes à adopter, soit je choisi de vous parler inlassablement de ce Come Read The Words Forbidden avec autant de compliments pour ce groupe qui les vaut bien de toute manière. Je n’oublierais pas d’insister sur ce très réussi Weeping Bell et appuyer fortement sur les frissons qu’il me procure. Et je ne vous parle même pas de ce refrain qui retentit comme des coups de cloches magistralement interprétés. Ce titre, c’est un peu comme une addiction, j’en suis dépendante. La seconde option consiste à conclure cette critique sans rien ajouter de plus. Tout a été dit.
Je préfère opter pour celle-ci.

Conclusion : Quand le talent musical s’impose(en l’occurrence celui de MORTON) les mots deviennent inutiles.
 
Critique : Alisia
Note : 10/10
Site du groupe : Page My Space
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