Chronique

CIRCUS MAXIMUS - NINE / Frontiers Records 2012

Il aura fallu pas moins de cinq ans au groupe pour nous proposer son troisième opus. Entre temps on a quand même eu droit à un album avec Michael Eriksen au chant : The Magnificent. Album qui honnêtement est un des meilleurs albums de rock mélodique depuis pas mal de temps. Mais là n’est pas le sujet. La question est de savoir pourquoi cette attente et pour quel résultat. Et bien on va vite le savoir.
Première question : pourquoi Nine comme titre de l’album ? C’est le troisième album du groupe, il y a dix titres et aucun qui se nomme Nine. Intrigant.

L’album débute avec « Forging » façon radio, avec une voix étouffée. On pourrait croire que tout va exploser mais non. Place au premier titre de l’album « Architect of fortune » qui nous met dans une ambiance ténébreuse avant de recevoir un gros riff et de finalement entrer dans le vif du sujet pour ce mid tempo progressif. Premier point à noter : c’est bien moins technique que sur les précédents albums et un peu plus rock mélodique. Toujours prog mais plus affiné, avec cette marque au synthé et ce son si particulier. « Namaste » met les choses au clair. Le groupe compte bien marquer les esprits et revient dans ce registre qui a fait leur renommée. Du progressif viril, technique et captivant sans être trop extrême avec ce Michael au chant toujours impeccable et accrocheur. On poursuit avec logique cette avancée dans l’album avec « Game of life ». Un titre plus posé mais puissant, auquel le combo a rajouté un peu plus d’aspect rock mélodique histoire de donner cet aspect catchy. Vraiment agréable, et quelle ligne de chant ! « Reach within » débute dans la douceur : guitare acoustique, puis un duo batterie / basse se met en place pour nous plonger dans une power ballade de toute beauté et à la mélodie des plus prenante.

Légèreté et entrainement rime avec « I am ». Immédiatement on sent saisit et prisonnier de par ce rock mélodique de haute volée où au moment du pont le groupe rajoute des passages bien barrés histoire de varier les plaisirs. Au tour de la bombe prog de l’album : « Used ». Je peux vous dire une chose, ce titre va vous mettre une belle claque. Ca envoie fort : toute l’équipe y va à cœur joie et nous délivre un des meilleurs titres qu’ils aient fait jusque là. Départ façon son radio pour « The one » et comme la logique le veut, le tout monte en puissance soudainement pour entrer dans un mid tempo mélangeant prog et rock mélodique comme le groupe le fait depuis le début de cet opus ; le tout avec un refrain saisissant. « Burn after reading » n’est pas moins que la ballade de l’album. Un titre en acoustique agréable, mais pas exceptionnel. Pour le final, quoi de mieux que « The last goodbye ». C’est tout simplement LA bombe de l’album. Un titre qui va marquer les esprits. Du vrai bonheur. Le début se fait dans la délicatesse avec la guitare acoustique à laquelle vient de rajouter un peu plus tard la guitare électrique qui soudainement te plonge dans une ambiance de folie, te donnant une sacrée chaire de poule de par ce riff énorme et de par ce refrain de toute beauté. Juste une chose à dire pour ce titre : MERCI !

Conclusion : l’expérience The Magnificent a très certainement influencé le groupe. Un peu moins de progressif, un peu plus de rock mélodique, mais un mélange de ces deux styles fait avec habilité pour nous procurer un nouvel album répondant aux attentes : une évolution positive et percutante.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
Site du groupe : Site de Circus Maximus
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