Chronique

BLIND STARE – SYMPHONY OF DESILUSIONS / Arise Records 2005

On ne compte plus le nombre de nouveaux groupes finlandais qui arrivent sur la scène métal. Certes les grands sont toujours là, mais la relève se fait progressivement. Aussi, voilà un groupe qui a été fondé en 1999 et qui, après quatre démos et un EP nous sort un album de métal mélodique avec des influences melodeath. Voilà Blind Stare et sa première rondelle pro studio.

On attaque avec « Central Theory » qui ne fait pas dans le détail : guitare fracassante, tout comme la voix, riffs bien lourds, un peu de synthé pour nous faire voyager dans un manoir hanté. Le chant rappeux à la Children. Un premier morceau encourageant surtout quand on écoute la qualité du solo clavier..
On continue sans arrêt dans le domaine sombre avec « My Black Letter » qui se pose un peu plus. Le tempo est plus lent mais l’ambiance toujours aussi hargneuse, la voix toujours raclée. Les mélodies sont omni présentes. Des accélérations se font ressentir sur le refrain pour plus d’adrénaline. Il en faut bien non ?
Pour « Ender » tout commence par un heavy mélodique bien bon et mélodique avant que la voix de Eino vienne se poser et changer la donne pour rentrer dans un heavy death où la basse se fait maître des cordes. Un break et ça repart des plus belles avec une variation dans les graves (pour le chant), et un nouveau solo d’enfer.
Voilà un morceau qui a servi à présenter l’album, du moins à en faire sa promo. Il se nomme « An Insane Diary pt II ». Une cavalcade de riffs et une ambiance puissante et chevaleresque bien rapide s’empare de nous dès le début. Un morceau énorme qui risque d’en clouer plus d’un. L’influence Sonata Arctica au niveau des synthés ne peut se renier. Une vraie bombe ce morceau est.
Et on continue avec « The Silent Song » qui elle par contre n’a rien à voir avec son titre . C’est bourrin, ça casse tout, une petite accalmie pour nous apaiser et le tout repart sur un rythme dévastateur. Le chant alterne voix claire et dark. On cherche vraiment le silence… quelle ironie.
« All For The Unspoken » se présente calmement avec guitares et basse. Mais la calme ne règne pas longtemps et la furie arrive pour rentrer dans un univers mélodico death métallique qui arrache tout. Une petite furie aux riffs tueurs, un clavier qui se fait entendre avec volonté et désir.
Un morceau au nom plaisant : « Shotgun Symphony » (Avertissement : je ne suis pas fan des armes !). Le heavy rock armé de la batterie se charge d’ouvrir les hostilités. Petite monté d’adrénaline, la voix vient se coller au tout pour donner encore plus de patate à l’ensemble qui se glisse sans problèmes dans les oreilles. Et quel solo guitare ! Vraiment du bon.
« Words Of Truth » arrive avec une ambiance presque douce menée par les grattes. Le tout se déchaîne par la suite pour se rentrer dans un heavy speedé accompagné par une nappe de synthé et une batterie frappée.
Le dernier morceau de cette rondelle est « Thornhearts ». La pluie est là, tout comme le clavier qui impose une ambiance sombre annonçant bien une fin inévitable. Les guitares viennent en renfort accompagnées de la basse et de la batterie pour donner encore plus de puissance à ce ending assez sympa, pour un mid tempo ténébreux.

Conclusion : un premier album pas dégueux du tout avec des titres très marqueurs. Un groupe qu’il va falloir suivre et qui ravira les fans de Children Of Bodom.
 
Critique : Lionel
Note : 7/10
Site du groupe : Site officiel de Blind Stare
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