Chronique

ADAGIO – DOMINATE / MARQUEE AVALON 2006

Il sont réellement fort pour nous faire souffrir le martyr les gars. 3 nouvelles année se sont écoulées depuis l’énormissime Underworld, et puis il y a eu le Live (ah le live !!) et le départ de David Readman (sniff !!) l’arrivé de Gus et, et, de l’attente, beaucoup d’attente avant de pouvoir poser une oreille sur ce nouveau méfait de ce qui est pour moi ma révélation des années 2000. Bref c’est vrai que c’est en tant que fan que je vais chroniquer cet album mais aussi en tant que professionnel (enfin j’espère).
Donc que va t’il en être de ce Dominate tant attendu (désespéré presque) à une très jolie pochette.
 
On enfourne le CD, on presse sur play, on s’assoie, on attend (encore un peu) et puis c’est partie, et là… le hic je ne reconnaît pas mon Adagio (oui c’est égoïste) que s’est il passé où sont le mur de son, les orchestrations puissantes et sombres promises par Stephan ; que se passe t’il ? En un instant tout s’écroule autour de moi et en plus la voix de Gus n’arrange rien, pas qu’il chante mal, non loin de là, très loin même mais tout est si différent. Ce « Fire Forever » me rappelle plus Yngwie J Malmsteen qu’Adagio. Alors oui je sais que Stepahn est un fan du suédois mais les premières secondes sont déroutantes (après quelques écoutes on s’y habitue). La suite du titre, ben, pas mal, pas mal du tout même, un titre rentre dedans, puissant, au final simple et efficace qui fera sont effet sur scène, garantie, grâce en plus à un refrain hyper accrocheur.
Alors pour la suite j’ai les chocottes mais « Dominate » me rassure d’emblée non Stephan n’a pas perdue l’esprit (ouffff !!) c’est du pur Adagio qui arrive, avec l’orchestration, le gros riff ultra puissant, une voix nickel (quoi que à mon avis proche d’Edu Falashi (Angra) : Brésil, Brésil) et des passages black sublimes réalisés par Stephan himself. Un titre qui bouleverse tout une véritable tornade qui nous est proposée ; dur de ne pas devenir fou à l’écoute, et quand le groupe se prend pour Anorexia Nervosa c’est l’extase assuré : mortel !! 
Intro proche d’un Symphony X pour « Terror jungle » puis on continue, la batterie d’Eric vous assomme à grand coup de double, et l’ambiance n’est pas à la rigolade. Cette fois ci c’est du coté de Rod Tyler (Symphony X) que Gus tire ses influences. Musicalement rien à reprocher un véritable travail d’orfèvre même si les arrangements complexes d’Underworld sont définitivement oubliés la musique de Stephan reste toujours intéressante et technique, la brutalité et des mélodies en plus.
Aller pas le temps de débander mes enfants que « Children of the dead lake » débarque, toujours ce coté sombre et morbide, Gus se fait bien lourd dans ses parties vocales puis monte le ton, un certain impérialisme ressort de son travail maîtrisant parfaitement les différentes émotions proposées et plus encore. Le refrain est énorme, et tout ce beau monde s’en donne à cœur joie pour notre plus grand plaisir (putain en live ça va être de la tuerie !!). La partie solo est énorme ; techniques et magiques les duels clavier-guitare sonnent de mieux en mieux, une véritable cohésion existe entre les deux compères.   
Maintenant un des hauts moments de l’album : « R’lyeh the dead ». Une intro digne des plus sombres musiques de film, un riff lourd et rageur à vous plombez le moral et c’est parti pour plus de 8 minutes d’un prog sombre et grandiose ! Couplet sur voix black sublime appuyé par les vocalises de Gus pour un magistral moment de musique, solo guitare-synthé et basse en fond qui ne chôment pas, et voici le refrain, pesant, morbide : du grand art quoi !    
La partie solo est superbe, dirigée par la maestria d’un Stephan impérial à chaque intervention, suivit par un Kévin en état de grâce.  Le tout fini sur quelques notes de piano et nous conduit à « The darkitecht » qui se rapproche le plus des travaux d’Underworld. Un refrain majestueux vient couronné le tout pour ce titre tout bonnement impeccable. Toujours aucun reproche à faire tant le travail de composition et d’interprétation frise la perfection.
Aller une petite ballade avec « Kissing the crow », 3 minutes de piano accompagné par un Gus accompli, sensible et touchant. Et maintenant place à une reprise et pas des moindres le ‘Fame’ (oui celui du film) qui est proposé en version Adagio. Attention avis de tempête sur votre platine car jamais ce titre n’aura étais aussi puissant, excitant et mor…tel !!
Une sacrée version sublimée par le charisme de Gus dans un chant hargneux et robuste.   
Pour nous pauvre européen l’album se termine là (mais quel final) et pour les heureux veinards Japonais (ou comme moi qui ont la version Japan), voici le bonus :
« Undying » reste dans le plus pur style Adagio. Assez simple et surtout putain d’efficace elle donne un style entre Angra (les couplets) et Symphony X (le refrain) : bref du lourd du très lourd, comme on dit chez moi c’est pas un bonus de tapette.
Seul bémol à tout cet ensemble la prod exécutée par Stephan et Kevin assez étrange car très creuse par moment et la batterie d’Eric sonne sec mais bon la musique elle décape sévère et c’est le plus important : un pur joyau !!    
 
Conclusion : malgré les différences avec son prédécesseur, Dominate n’en demeure pas moins un excellent album. Stephan et son équipe ont pondus un grand moment de musicalité sans frontière, un voyage au grès des envies toujours parfait jamais égalé qui ravira les fans et surprendra les moins ouverts.  A acheter les yeux fermés, un album culte !
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
Site du groupe : site officiel d' Adagio
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