Chronique

ELDRITCH – NEIGHBOURHELL / LMP MUSIC 2006

Les italiens d’Eldritch reviennent pour un 5eme albums, qui allie toujours ce heavy tenté de trash avec des sonorités plus progressives. Toujours armé de leur excellant chanteur Terence Holler et de leur virtuose Eugene Simone à la guitare, ce Neighbouhell va encore nous prouver le talent de ce combos trans-alpin.  Intro sombre pour « Still screaming » puis sur une guitare lourde bien aidé par une basse heavy ce titre par dans un bon heavy de derrière les fagots. La voix de Terence débarque est vous prend à la gorge. Le rythme plutôt effréné vous fait headbanger comme un fou. Toujours quelques passages plus progressifs qui rappel Annihilator et des solos bien jouissifs : bref un début en trombe. On poursuit avec « Save me » toujours bien puissant et décapant, Terence retrouve son chant haché qu’il nous distille de temps en temps avec Brio. Musicalement ce titre donne une sorte de couplet rouleau compresseur avec des refrain très mélodique, un mélange étonnant et détonant. « Bless me now » commence sur une guitare inquiétante puis dans un gros riff trash vous arrache la tête, le groupe part dans un titre purement Annihilator, un gros titre qui n’en oublie pas un refrain plus mélodique sur des guitares sauvages. Un vent violent qui vous souffle dans les bronches avec aisance. Eugene nous sort encore un solo bien technique. Une tempête comme on en voudrais plus souvent. Riff presque black pour « The dark inside » les Scandinaves d’Immortal en seraient content de celui là. La suite est plus heavy prog  qui rappel les titres de l’album ‘Reverse’ (2001). Moment plus ‘simple’ avec « More than Marylin » un des titres les moins sauvages qui ne fait pas fillette pour autant. La on évolue plus dans l’esprit des premiers albums avec un titre mélodique qui pourrais faire pensé à Elegy. Sympa et rafraîchissant.  « Come to life » reprend le gros riff assassin et la rythmique explosive. Encore une fois les ressemblances avec les Canadien d’Annihilator sont flagrant sans pour autant dénaturé la personnalité des Italiens. Un autre rouleau compresseur avec un refrain sympa. Maintenant place à la pseudo ballade « Zero man » en duo avec Elisabetta Viviani, qui vient secondé un Terence impeccable. Un passage bien sympa très sombre et triste qui reste très agréable à écouter. Un peu de calme ça fait du bien. A noter un refrain prenant ou les deux voix sont en parfaite harmonie. Gros riff carré et puissant pour « Standing still » puis un refrain presque aérien. Un titre tout en contraste avec ses couplets ultras puissants et ses refrains doux. « Toil of mine » est son riff militaire ne vous laisse pas beaucoup de répit tant elle bourrine grave. Une autre tornade puissance dix, confirmé par un « The rain » trashisant. L’ombre de Jeff Waters plane au dessus de ce titre et Terence donne toute ses tripes dans des interventions sublime de justesse et d’intensité. Encore un gros titre dans cet album. Pour terminer « Second world » déboule dans un bon esprit heavy avant d’être plus calme. Le refrain ravageur et bien joli. Une fin presque calme qui montre encore d’autre talent. Conclusion : Elditch nous pond là un opus bien puissant mais qui reste très mélodique. Sûrement l’un des meilleurs du groupe. Un combos à découvrir pour les amateurs de musique technique et sauvages. 
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
Site du groupe : site officiel d' Eldritch
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