Chronique

JON OLIVA'S PAIN – MANIACAL RENDERINGS / AFM UNDERCLASS 2006

Le Mountain King revient deux après un somptueux ‘Tage Mahal’ qui m’avait ébloui, avec un nouvel album présenté comme plus théâtral, et quand on connait les qualités de cet homme hors du commun on peu qu’être excité à l’idée de cette nouveauté. Allons vite découvrir ce nouveau méfait qui me fait bien saliver. 
 
On commence par un « Through the eyes of the king » bien heavy, un bon riff rentre dedans et c’est parti. Là voix de Jon débarque tonitruante et toujours aussi envoûtante, même si elle n’est plus aussi sauvage qu’il y a 20 ans. On retrouve quelques orchestrations de ci de là marque de fabrique Oliva. Un très bon début confirmé par « Maniacal renderings » qui elle aussi déboule avec un riff bien lourd qui rappelle l’album de Doctor Butcher avec son acolyte Chris Caffery. Bien sur on n’oublie pas les chœurs immenses qui garnissent les compos, les breaks mélodiques au piano un petit coté progressif de bon solos et cette voix exquise qui transcende le tout : un délisse.
« The evil beside you » commence en acoustique une sorte de ballade qui ralentie le rythme mais pas bien longtemps car après c’est dans un esprit des plus Savatage que cela se poursuit avec puissance mélodie et mouvance théâtrale. Un titre des plus Jon Oliva qui rappellera le grand ‘Poet and Madman’ dernière chef d’œuvre du ‘Tage. On poursuit dans le bon gros heavy avec « Time to die » qui décape sévère, Jon nous sort un chant hargneux qui nous avait été oublié depuis un certains temps, un super moment.
« The answer » est cette fois ci la première ballade, aussi poignante que les plus beaux moments d’un ‘Street’. Il est étonnant de ressentir l’âme de Criss Oliva sur ce titre sur lequel la magie opère sans relâche. Après ce doux moment voici venue la très rentre dedans « Push it to the limit » avec son riff rouleau compresseur qui vous rompt les cervicales.
« Playing god » nous sort le grand art à l’instar d’un Queen aussi majestueux et bien ficelé ; ce titre fait un effet bœuf. Rien n’est laissé au hasard et les chœurs sont somptueux. On reprend un coté plus progressif avec « Timeless flight » sur lequel on retrouve l’esprit Alice Cooper (Welcome to my nightmare 75) grande référence de Jon. Une sorte de mid tempo limite ballade bourrée de mélodies et de mélancolie. La fin est une véritable apothéose de bonne musique : un grand moment.
« Holes » reprend dans un esprit plus métal folk, bien sombre elle poursuit avec l’impression que la mort rode autour de vous et la voix puissante de Jon n’arrange pas la situation. Un vrai plaisir morbide. Autre grand moment (même si des petits moments il n’y en a pas) avec « End times » qui lorgne vers la ballade lancinante sombre malsaine et habitée. Encore une fois le talent monstrueux de Mr Oliva fait toute la différence car sa voix est un véritable instrument à par entière, inégalable au niveau de ce don de conteur, un homme unique et immensément doué.
Pour terminer « Pray for you now » joue les derniers moments, acoustique avec cet esprit folklorique décalé, une manière de finir avec calme et brio.
 
Conclusion : un album à l’image de son créateur bourré de bonnes idées de talent et d’imagination, qui fait un bien fou et qui rassasiera les fans de Savatage qui n’en peuvent plus d’attendre un nouvel album. Du très grand métal mélodique unique et indispensable, la suite logique de ‘Poet and Madman’ qui prouve que ce monsieur là est l’un des plus grand.  
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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