Chronique

STEVE LUKATHER - EVERCHANSING TIME / Frontiers records 2008

Septième album solo pour notre Steve préféré qui entre deux albums de Toto sent toujours l’envie de s’exprimer seul. Voilà une nouvelle pierre à son édifice directement disséquée.

On débute par la title track qui de suite nous plonge dans la musique de Mr Lukather. Un titre rock, empreint de hard superbement teinté de son grain de voix éraillée et chaud. Un mid tempo plutôt rythmé fort plaisant. Le refrain plus mélodique est certes simple (en comparaisons de Toto) mais efficace. Doit on rappeller le talent unique et immense de notre homme à la 6 cordes je ne le pense pas (au passage je remercie mon ami Pat pour cette découverte qui a changé mon écoute musicale).
Ambiance plus acoustique avec « The letting go ». Une première ballade un peu tôt à mon goût mais tellement mise en évidence par cette sublime voix. Alors certes on ne peut pas ne pas penser à Toto (surtout l’ album Tambu) à l’écoute de ce titre mais bon il y a pire comme problème.
On reprend le rock, assez soft, pour « New world » qui se laisse écouter sans grand plus à vrai dire. Il manque un petit quelque chose pour accrocher. Le refrain rythmé est une belle trouvaille qui donne la pêche et sauve ce titre d’une monotonie certaine. « Tell me what you want from me », premier air de ballade mièvre et sans intérêt cache un refrain des plus percutants. Etonnant et bien plaisant.
Encore un peu de calme avec « I am » qui ramollie sérieux l’album. Cela est bien dommage car même si sa voix est un pur régal dans les moments doux, on aime aussi quand il maltraite sa Music Man dans un bon hard décapant !! Un titre en trop. « Jammin’ with jesus » se lance dans un rock jazzy des plus convaincants. Là c’est de la bonne musique et en plus quel solo : du bon Lukather !
« Stab in the back » est plus soul, un autre registre qui rappelle les premiers Toto. Sans crier au génie (il manque la patte des arrangeurs Porcaro, Paich) nous avons droit à des titres sympas. Encore une ballade avec « Never ending night ». Un moment des plus simple mais qui reste fort concluant. Toujours rien d’exceptionnel juste de bons moments.
« Ice bound » groove un peu plus, ce qui n’est pas un mal. Un bien bon rock chaud qui envoie les braises. Malheureusement à force ça tourne trop en rond. Le mid tempo « How many zeros » groove grave lui aussi, mais sans que cela ne génère une quelconque sensation, bien dommage par rapport à l’immense talent du monsieur.
On termine par « The truth » très jolie instrumentale touchante, fort réussie. Le seul grand moment de l’album.

Conclusion : Steve nous sort là un album sympa et c’est là que le bas blesse c’est juste sympa, agréable à écouter, ni de grandes émotions, ni de magie sortent de là. Bref un album qui n’arrive pas à la cheville des œuvres de Toto. Pour les fans seulement !
 
Critique : Guillaume
Note : 6.5/10
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