Live Report

Rock à L'Usine - Jour 2 - L'Usine (Istres) - 12/5/2023

 
Allez les amis on remet ça ! On repart pour un tour ! C’est darty mon kiki ! Bon bref vous avez compris le concept… En avant pour cette deuxième journée du Rock à l’Usine qui s’annonce très atypique. En effet ce soir il y aura majoritairement des groupes de reprises. Oui moi aussi j’ai trouvé ça étrange. Et fort malheureusement à juste titre car c’est une salle très peu fréquentée ce soir. Mais au diable le nombre ce qui compte c’est l’ambiance !
Alors comme je vous disais il y a des groupes de reprises mais pas que. Deux formations locales nous feront l’honneur de leur présence sur la grande scène.
C’est tout d’abord la formation SOCIAL PROPHECY qui, pour son deuxième concert, assure un set impeccable. Le metal moderne versé par le groupe fait mouche dès le premier titre. Les mélodies fusent, les riffs ravagent et le chant est impeccable. Musicalement rien à dire pour le groupe qui défend son EP comme il se doit ! Une excellent surprise à surveiller et à voir lors de leur prochain passage !

Juste après le changement de scène c’est au tour des marseillais de BLOOMING DISCORD d’occuper la scène. Leur premier album va arriver dans peu de temps et promet du bon si j’en juge ce que j’ai observé sur scène pendant leur set. Une énergie débordante pour un metal alternatif de qualité. Tantôt doux et mélodieux, tantôt enragé le groupe distille avec subtilité ses ambiances et semble avoir conquis le public. Public qui chantonne tout, obligeant même le groupe à revenir reprendre le morceau une fois fini. Génial, touchant, ce soutien aux artiste fait chaud au cœur.

Un très bon moment passé donc avec ces deux groupes de qualité ! Heureusement qu’ils étaient là ! Parce qu’avec les autres groupes c’est pas la même. Certains du moins. Tout d’abord il y a eu PASTORS OF MUPPETS qui reprend aux cuivres les grands titres du metal. Entreprise noble s’il en est mais qui malheureusement ne fait pas mouche. Ni pour moi ni pour le public. C’est seulement quand le chanteur prête sa voix que l’on y trouve notre compte. Déjà sur le premier set, en instrumental je n’ai reconnu aucun titre… Bon ok, je me rattraperai au second (qui sera joué dehors, ça c’était sympa) avec deux titres ! « War Pigs » et « Locust ». Très bien exécuté attention. Rien à dire sur le talent des musiciens. Mais voilà, la mayonnaise ne prend pas.

Il est temps de rentrer se réchauffer à l’intérieur en attendant les italiennes de MOTORQUEENS. Et là je vous avoue c’était long. Très long. Les filles exécutent parfaitement les titres ce n’est pas la question. Mais outre un statisme pesant sur une scène de cette taille, le son n’était pas parfait ce qui fait que l’on avait l’impression d’entendre le même riff encore et encore. Rajoutez à cela la voix (pas mauvaise) mais qui n’est en rien celle de Lemmy. Oui je sais, une femme ne peut pas chanter comme Lemmy mais on se rend compte que son timbre, sa tessiture jouaient un rôle crucial dans la musique du groupe. Sans parler de son charisme. Je me régalerai quand même à écouter les classiques « Going To Brazil », « Killed By Death » ou « Ace of Spades ». Mais le rendu total est malheureusement pas fou, même si le pit s’est transformé en dancefloor pendant le set. Les gens en redemandent et c’est ça qui compte : que les gens passent du bon temps. Ici à danser du rock’n roll et à boire des bières.

Changement de set un poil long et voilà la tête d’affiche : HYBRID THEORY – THE LINKIN PARK TRIBUTE. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a du matos ! Le groupe est en fait au-delà du groupe de reprise. On est à mi-chemin entre reprise simple et imitation sosie : les membres du groupe ressemblent aux membres originaux. Parfois ça en est bluffant.
Alors oui tout cela est bien beau mais qu’en est-il de la musique ? Et bien même constat. Le son est impeccable et colle exactement au son de Linkin Park. L’intro de « Given Up » est juste hallucinante de ressemblance par exemple. Même au niveau scénique tout est respecté. Les poses, l’agencement, vraiment tout y est. Les lights sont top, le groupe sait faire bouger le public. Je suis scié. Mais alors la question que l’on se pose tous : la voix. Comment coller à celle si magnifique de notre regretté Chester ? Et bien ici je dois dire que le vocaliste s’en sort très bien. La voix est douce et agréable (« Burn It Down »), les growls assurés (« Given Up »), il fait un travail fantastique. On s’y croirait quand ils est dans cette zone entre clair et éraillé. Il lui manque juste cette petite chose que Chester avait. Cette magie dans la voix. Bon bref il assure un max ! Quelle patate sur scène !! Ouaw ! Le sosie de Shinoda est pas mal non plus bien qu’un peu en deça. Mais il assure les flow et c’est déjà beaucoup ! Le public (peu nombreux) était en fusion ! Ça faisait plaisir à voir !
Et bien quelle bonne surprise ! Quel plaisir de réécouter les titres de ma jeunesse, « Crawling », « In The End » etc. Bon sang qu’est ce qu’il me manque… Ce tribute a fait du bien, j’ai chanté comme un fou en faisant des bons, je pense qu’on peut dire qu’ils ont réussi leur pari !

C’était une soirée fort sympathique avec des hauts et des bas, mais pleine de bonnes surprise ! Et c’est ça qui est génial dans des festivals comme ça ! Vivement demain, il va y a voir du très très lourd !!
 
Critique : SBM
Date : 12/5/2023
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