Live Report

BLACK RAIN - La Maroquinerie - 7/4/2024

 
En première partie de Blackrain on assiste à un set acoustique d’Eric Jayk leader de Wildstreet. Jayk ressemble beaucoup à Michael Monroe physiquement et musicalement nous ne sommes d’ailleurs pas très loin d’Hanoi Rocks. Dans cette version solo et dépouillée le chanteur de Wildstreet s’en sort très bien et le public lui réserve un accueil chaleureux. Un bon début de soirée mais nous n’avons pas encore vu la suite.

Blackrain investit la Maroq avec un nouvel album sous le bras « Hot Rock Time Machine » disque sur lequel les Savoyards nous offrent de nouvelles versions de leurs plus vieux morceaux, titres qui étaient devenus difficilement disponibles. On sait que Blackrain est une véritable tuerie sur scène mais ce soir-là va être encore plus exceptionnel que ce que l’on pouvait imaginer.
L’arrivée de Franky Costanza derrière les fûts a donné une nouvelle énergie au groupe. Le Franky est particulièrement déchainé ce soir invitant les Parisiens à foutre le feu. Le combo démarre pied au plancher avec cinq titres du récent (et très bon) « Untamed » : « Untamed », « Kiss the Sky », « Dawn of Hell », « Demon », « Summer Jesus ». On constate ce que l’on savait déjà depuis « Dying Breed » en 2019 : Blackrain est certes toujours un groupe de glam/sleaze mais il incorpore aujourd’hui à sa musique des éléments plus heavy. Ajouté à cela la puissance de frappe d’un Franky Costanza et on a face à nous une véritable formule un.

On enchaine avec la désormais rituelle reprise du « We’re not gonna take it » de Twisted Sister reprise en chœur par une salle aux anges.
Swan est comme toujours charismatique au possible et sourit aux anges visiblement touché par un si bel accueil. Le concert est déjà sur de bons rails mais il monte encore d’un niveau avec de superbes versions de titres des débuts du groupe, devenus depuis des classiques : « Innocent Rosie » et « Blast me Up ».

Vient alors un moment de calme avec « Nobody but You » mais le calme se révèle aussi beau que la tempête avec ce titre sublime qui montre que Blackrain n’a pas à rougir face aux Guns ou à Mötley pour écrire la balade ultime. Le single « Revolution » aux accents western spaghetti est dans un autre registre tout aussi réussi.

On termine avec encore deux titres de « Untamed » : « Raise your glass » et « Neon Drift » entrecoupé d’une superbe version de « Death Drive ».
Le groupe revient pour le rappel avec toujours la même folie et la même rage. Blackrain nous assène un « All the Darkness” ultra puissant et un flamboyant « Hellfire » avant de terminer comme toujours avec la reprise du « It’s a long way to the top (If You wanna rock’n roll) » de AC/DC avec deux invités surprises : un joueur de cornemuse et le chanteur de Harsh.

Un concert splendide de la part d’un groupe toujours aussi excellent sur les planches et qui mériterait clairement d’être encore bien plus « gros » qu’il ne l’est actuellement. Un moment magique et une synergie rare entre un combo à son sommet et son public. Une leçon de rock’n’roll qui nous a emmené au paradis.
 
Critique : Pierre Arnaud
Date : 7/4/2024
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