Live Report

THE ROLLING STONES - STADE DE FRANCE : 28/07/06

 
Quelle journée ! et oui, aujourd’hui enfin je vais concrétiser un rêve vieux de 12 ans: voir ces monstres sacrés que sont les Rolling Stones. Les ayant raté lors de leur dernière venue à Marseille en 2003 pour le Forty Licks tour je me devais de ne pas rater cette (sûrement ) dernière occasion. Donc me voilà en possession de billets pour voir cette icône du rock et en plus à Paris, au mythique Stade de France. Et on peut dire que ce ne fut pas facile de les voir, car après l’annulation du concert du 3 Juin (celui où je devais me rendre) et du 2 juillet, on ne pouvait pas dire que cela sentait bon dès le début. Puis la date du 28 Juillet tombe et là c’est un gros problème de communication en ce qui concerne les places d’un côté on me dit que ce n’est pas la peine de les changer, qu’elles seront valables, et au dernier moment on me dit "si si il faut le faire et vite il y a une date (le 25 juin) "et me voilà début juillet avec des billets qui ne sont plus valables. Une grosse course et un peu de chance (pour une fois) et voilà enfin je peux m’y rendre en toute quiétude.

Donc me voilà en partance pour la capitale et une fois devant l’édifice (impressionnant) on peu attendre paisiblement l’ouverture des portes prévue à 17h. Mais voilà celle-ci ne viendra pas avant 17h20 une attente pas sympa en plein soleil qui créa vite un ras-le-bol des fans présents devant les portes.
Et me voilà enfin dans l’enceinte pret à prendre ma place en pelouse et attendre encore un peu plus le début prévu à 19h30. Celui-ci vint vers l’horaire prévu : un jeune groupe qui ne se présente même pas, qui pratique une sorte de rock popisant à l’anglaise sans grand intérêt investis la scène. Déjà ça commence pas top. Bref nos jeunes lascars joueront 45 minutes et s’en vont. Ah oui! je n' est pas parlé de la scène, une impressionnante structure qui prend tout le virage du stade et d’une hauteur ahurissante. Aux extrémités, un écran pour ceux qui sont en tribune et en plein centre un écran géant de pas loin de 10m de haut. De chaque côté de la scène des structures métalliques où quelques veinards pourront assister au concert. Deux grands bras métalliques sont sur une plate forme en hauteur pour des lumières et les retours. J’ai pris le temps de vous la décrire car j’ai attendu quasi 1h30 avant que le show ne commence.

L’écran géant s’illumine en image avec un son assourdissant du style explosion puis dans un feu d’artifice placé tout en haut de l’édifice le groupe débarque avec l’énorme ‘Jumping Jack Flash’. Le stade bondit d’un seul homme et l’ambiance est indescriptible. Le groupe quant à lui semble dans une forme olympique. Mick Jagger égal à lui même arpente la scène de long en large avec ses habituels déhanchés qui font toujours autant d’effet aux femmes de tout âge. Keith Richards le survivant avec son sourire de pirate déambule avec plus de mal (le contre coup ?) mais assure toujours ses riffs comme jamais. Charly Watts toujours discret et d’un carré monstrueux pas un pain ,pas un problème. Ron Wood qui n’est pas forcément mon ami fait comme d’habitude… ce qu'il peut ; présent sur scène dans un état peut-être second et massacre tous les solos exécutés. On poursuit avec un « It’s only rock' n' roll » dans une version bizarre qui ne m'a pas plu un brin, dommage. Premier nouveau titre avec « Oh No Not You Again » qui passe comme une lettre à la poste.

A noter que Mick s’exprimera en Français durant tout le concert et fera même pas mal d’humour à propos des problèmes que la groupe à rencontré du style ‘comme on dit ,mieux vaut tard que jamais’ ou un ‘Mick et les cocotiers’, puis nous interprète un vieux titre oublié « She so cold ». Moment plus doux, intronisé par Mick le sublime « As tears go by » plein d’émotion qui me donna un frisson et les larmes aux yeux, suivit par le « Steets of love » du dernier album.

Le public très chaud crie, chante, applaudit chaque moment et semble être bercé dans un bain de nostalgie où l’âge n’existe pas. Un petit « Tumbling dice » que j’adore, histoire de ne pas perdre l’ambiance et, quel bonheur intense. Maintenant Mick nous annonce une reprise du grand et regretté Ray Charles (désolé pour le titre ,je ne le connais pas) un bon blues qui permet à sa Choriste de faire étal de son organe impressionnant. Autre grand moment avec l’interprétation de l’immense « Midnight rambler » grandement improvisé qui a mit encore un peu plus le feu au public du Stade de France remplit à craquer (on dénombre 89 000 personnes présentes).

Après une présentation de la fine équipe voici le grand moment solitaire de Keith Richards acclamé et salué par un stade entier (qui a bien cru le perdre avec ses conneries) qui émeut notre homme, presque gêné de recevoir autant de la part de ses fans. Ce grand bain d’émotion est complété par « This place is empty » jolie ballade où sa voix éraillé est sublime. Deuxième titre plus enjoué mais dont le titre ne me revient pas ,qui met du rythme et n' enflamme que plus encore le stade. Retour de Mick Jagger armé de sa Stratocaster qui nous envoie un « Miss you » d’anthologie puis la scène s’avance pour se retrouver au milieu du Stade de France et ainsi permettre aux fans les plus éloignés de profiter de leurs idoles. Et on peut dire que le groupe leur sert un festival car « Start me up » poursuit ainsi que le premier titre du ‘A Bigger Band’ « Rough justice » et un « Honky tong women » toujours aussi chaud. Durant ce dernier la scène revient à sa place d’origine pour que le groupe profite de son espace complet pour un « Sympathy for the devil » jouissif. Malheureusement Keith en proie à des problèmes de son ne pourra effectuer le solo complètement un grand dommage. Tout ceci ne dura pas et Keith reprend sa Gibson pour finir dignement ce titre diabolique, enchaîné avec un « Paint it black » toujours aussi troublant sur laquelle l’ombre de Brain Jones plane toujours malgré les années écoulées.

Grosse explosion avec flammes tout le long du devant de scène et « Brown sugar » déboule. Quelle enfilade de tubes depuis, un vrai plaisir immense. Encore une fois le groupe et parfait et finit cette première partie comme il faut.

Pas le temps réellement de se remettre que Mick arrive pour nous interpréter « You can’t always get what you want » chanson très émotionnelle qui là encore rend le public tout fou. Pour terminer ce spectacle hors du commun le plus que légendaire « Satisfaction » démarré par le maître du riff Keith lui même, qui donne le coup de grâce au public qui sait que ce sont les derniers moments live du groupe pour ce soir. Une fin en apothéose qui nous laisse sur un petit nuage.

Voilà c’est fini, un feu d’artifice clôture définitivement l’évènement et nos yeux tous émerveillés de ce concert phénoménal laissent couler quelques gouttes de joie mais aussi de tristesse en se disant que c’est sûrement la dernière fois que les va-nus-pieds fouleront les planches et qu’un très grand nom du rock s’en va.

Je finirais par un grand merci au groupe pour ce moment unique dans la vie d’un fan et un grand bravo.
 
Critique : Guillaume
Date : 2006-08-01 11:49:55
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