Chronique
CANDLEMASS - THE DOOR TO DOOM / Napalm Records 2019

En fait, plus l’album se déroulait plus j’entendais le groupe que j’aurai aimé voir grandir pendant 20 ans et plus (ok beaucoup plus). Le fait d’avoir sa majesté Iommi en guest ajoute une pette touche non négligeable et je me prends à espérer que ses envies de retraite rejoignent celles de ce bon vieil Ozzy (plutôt mourir sur scène après avoir annoncé autant de fois sa retraite que Scorpions) mais je m’égare.
Donc, avec le recul on ne peut que respecter la ténacité de Leif Edling, seul membre permanent et compositeur historique de la formation de s’être accroché et d’avoir finalement enfin réussi à convaincre « le bon chanteur » de faire ce qui aurait réellement en toute logique été un deuxième album superbe. Il arrive tard, très tard dans leur carrière pourtant. De là à en conclure qu’un groupe de Doom qui sort ce qui correspondrait à son deuxième opus au bout de 12 albums et après tant d’années peut être considéré comme le plus lent et donc le plus crédible des groupes de Doom… Il n’y a qu’un pas. Dire que, hélas le risque d’être daté n’est pas loin… Ce serait peut-être le seul vrai reproche mais heureusement, malgré le mix qui met la voix un peu trop en avant pour être honnête (il leur a manqué on les pardonne) le groupe réussit à sortir un essai qui leur ressemble mais reste intemporel, ou plutôt tellement en dehors des modes qu’on s’en bat un peu la couenne de la mode et de la temporalité. Bien sûr, ce disque pourrait avoir trente ans, ou deux jours, dans un sens il a les deux et ça fera sûrement partie de son charme quand vous le découvrirez, que vous ayez ou pas cautionné ce qui s’est passé entre leur alpha et ce qui (on leur souhaite) ne sera pas un oméga (on devrait tous avoir droit à plusieurs Oméga, allez, au moins trois)…
Critique : Thomas Enault
Note : 7/10
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