Chronique
KILLERS - A L'OMBRE DES VAUTOURS / Brennus Music 2007

Après une courte intro prenante, les choses sérieuses débutent avec « 2 bastos dans le cigare » (tout un programme), et là, pas de perte de temps ; riffs stressés et sur vitaminés posent les bases, on n’est pas là pour rigoler… « Combien de fois » reste dans le même ton, ce chant trash de Bruno Dolheguy est vraiment un plus, ajoutez à cela un vrai feeling sur les parties mélodiques et les solos, et c’est du tout bon. « Comprendre », bien trash, ne calme rien. Puis, basse, guitares et batterie ne font qu’un pour débuter « seul dans mon coin » lancinante et limite malsaine…
C’est au tour de « No future » (tiens, tiens…) et le titre est bien trouvé, car on se croirait dans l’album Beat the Bastards de The Exploited, que ça fait du bien ! Mélodies en avant toute pour « faire du metal », dont la pêche ne dissimule pas une certaine nostalgie dans les textes. « Malgré tout », titre bien lourd, reste dans l’esprit, mais ne m’accroche pas plus que ça. « Trop tard » prend la suite, entre introspection et mélodie, le courant passe bien. « Absent », un peu longue à démarrer à mon goût, ne me marquera pas plus que cela. Problème résolu avec « Nouveau monde », qui sans perte de temps, nous y transporte justement. « Un peu de répit » arrive, mais ne vous fiez surtout pas au titre, c’est de la publicité mensongère, car on ne peut pas vraiment dire qu’ils se calment, les bougres !
Place désormais à « Habemus metal », reprise de Manowar, puis « Overkillers », reprise de Motörhead. Ces 2 reprises sont exécutées honnêtement, sans être plagiées pour autant. « Pas de pitié », calme un petit peu le rythme, mais pas la lourdeur. « La ronde des couillons » sonne plutôt punk, avec un mute présent de façon linéaire, je pense cette fois ci aux Misfits, avec des mélodies touchantes et vraiment bien senties. « Trajectoires » assure l’interim, un sympathique morceau instrumental. « www.misére », dans la plus pure tradition speed-heavy continue de placer la barre très haute. « Voyeur » a un peu de mal à tenir la distance juste après cette avalanche de titres rentre-dedans. « SOS » nous rentre dans le lard à coups de double caisse, et ne baisse jamais en intensité. « Latitude ouest », puis « tais toi », derniers titres, se suivent et se valent, respectant tous deux l’objectif fixé, à savoir, ne pas nous laisser respirer.
Conclusion : Un bien bon album où les Basques n’ont pas été radins (22 titres), un seul petit conseil ; si vous écoutez ce disque en soirée juste avant de vous coucher, pensez à mettre de côté quelques somnifères, car après ça, la pêche vous envahira…
Note : 9/10
Site du groupe : Site officiel de Brennus
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