Interview
ORPHEUM BLACK (2023) - Groupe

« Vous avez fondé le groupe en 2019, avez sorti depuis un EP, un premier album et maintenant un second album. Vous n’arrêtez pas. »
« C’est vrai que nous avons beaucoup bossé. Nous nous sommes nourris de nos expériences passées. Avec ce deuxième album nous arrivons à un point de convergence de ce que nous sommes. »
« Le premier album était un concept-album. Est-ce aussi le cas pour celui-ci ? »
« Non même si ce disque est la suite et la fin du premier. Après nous continuons bien sûr de raconter des histoires. »
« Vous avez sorti plein de choses sur une courte période. »
« Le EP est sorti au moment du premier confinement. Notre premier album du fait du Covid est sorti un an après la date prévue initialement. On s’était déjà mis à ce moment-là à l’écriture du second. »
« Vous mélangez rock, metal et prog. »
« Nous ne faisons pas de metal mais nous nous nourrissons du genre. Il y a des membres du groupe qui sont fans de metal. Nous sommes une bonne porte d’entrée vers des musiques plus extrême. »
« Il y a un côté metal alternatif aussi chez vous. »
« C’est vrai. Nous avons des refrains assez catchy. Il y a des gens dans le groupe qui pourraient faire des titres prog de douze minutes et d’autres des titres pop de trois minutes. »
« Dans vos influences le rock progressif semble important. »
« Oui nous aimons beauoup Steven Wilson, Porcupine Tree, ce genre de choses. »
« Dans le single « Heartbeat » il y a même un côté Pink Floyd. »
« On nous le dit parfois. Les compos de Gilmour sont atmosphériques et évaporées. Nous avons un peu ce côté-là. »
« Vos vidéos font intégralement partie de l’univers du groupe. »
« Elles permettent de pousser la démarche artistique plus loin. La vidéo est devenu un standard quand tu sors un single. Nos clips racontent quelque chose de différent. Notre musique a un côté narratif donc il est logique d’en faire des vidéos. Nous pensons d’abord à la musique mais nous avons en tête le cinéma aussi »
« Vos formations précédentes étaient dans le même style musical ? »
« Pas du tout. Nous étions les uns dans des projets stoner, d’autres dans des trucs hard-rock ou synthwave. Nous avons mûri et voulons faire des choses plus calmes. »
« Votre premier album avait été bien reçu. Cela vous a-t-il mis de la pression pour ce nouvel album ? »
« Pas trop. Les réactions du public, des pros nous permettent de prendre du recul. Tu peux à certains moments quand tu es dans le nez dans ton projet ne pas en prendre assez. Mais de pression, non. »
« La production du disque est très léché. »
« Nous sommes en auto-production. Le disque a été masterisé au studio Fascination Street. Romain notre guitariste a passé du temps sur le mix. »
« Le choix de l’auto-prod. Pourquoi ? »
« On a enregistré cet album alors que nous étions en pleine tournée donc l’auto-prod s’imposait mais pour la suite si nous avons la chance de signer sur un bon label nous la prendrons. »
« Vous êtes branchés musique mais aussi théâtre et cinéma. Tout cela se mélange dans Orpheum Black ? »
« Au moment du premier EP c’était encore flou mais par la suite les choses se sont dessinées assez vite. Nous voulons développer à l’avenir la scénographie sur scène. »
« Vous allez donner pas mal de concerts bientôt ? »
« Nous jouerons au Motocultor cet été. Cela va être très cool. Être confronté à un vrai public metal est excitant. Il y aussi d’autres belles dates à venir cette année. La release chez nous à Orléans il y a quelques jours a été un super moment. »
Critique : Pierre Arnaud
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