Chronique

FIREWIND - FORGED BY FIRE / CENTURY MEDIA 2005

Groupe du prodigieux guitariste grec Gus G qui est aussi à l’origine de Dream Evil, Mystic Prophecy et Nightrage. Firewind est donc de retour pour son 3eme album, qui risque d’en surprendre plus d’un.
A noter des changements de line up car Stephen Fredrick est remplacé au chant par Chity ‘Chitral’ Somapala (Avalon), puis quelques invités : Marty Friedman (ex-CACOPHONY, MEGADETH) décidément partout, et James Murphy (ex-DEATH, OBITUARY, TESTAMENT). Voila pour les présentations.
« Kill to live » nous arrive droit dans la gueule avec une guitare rageuse puis la voix de ‘Chitral’ qui colle à merveille avec ce power heavy métal de grande ampleur nous donne droit à un super début tonitruant qui se poursuit avec l’énergique « beware the baest ». Toujours bien métal et ravageuse, cette suite nous montre le talent du jeune Gus (24 ans) qui se régale dans ses solos loins d’être purement démonstratifs.
La très enjouée « tyranny » balance du tonnerre avec un petit arrière goût d’Europe à nouveau. Un super titre qui nous envoie sur « the forgotten memory » : un speed métal dévastateur qui te prend à la gorge juste avant un refrain proche de ce qui était fait dans Avalon (certes la voix y est pour beaucoup). Depuis le début cela ressemble plus à un best of qu’à un simple album tant la qualité de composition est supérieure à la normale.Intro calme pour « hate world hero » qui laisse présager le meilleur : montée en puissance et riff à la Dio, puis couplet guitare claire et basse et refrain qui rappel une fois de plus Europe voir Nocturnal Rites avec ses chœurs. Un pur bijou mené de main de maître par un Gus monumental qui nous éblouit dans son solo final.
Vous voulez du speed qui arrache le riff de « escape from tomorrow » est là pour vous satisfaire ; que dire de plus que énorme. Une puissance de feu qui te laisse sur le cul. Les amis de Primal Fear ont du souci à se faire.
Riff en béton armé pour « feast of the savage ». L’instrumental de l’album vous donne le tournis heavy à souhait mais surtout en duo avec Marty. Un titre qui te laisse rétamé par tant de maîtrise : un véritable must dans le genre. Aller on va respirer, enfin presque, car la Priestienne « burn in hell » déboule comme un rouleau compresseur et t’achève à grand coup de double grosse caisse, et les quelques moments de répit ne sont là que pour mieux te faire apprécier les accélérations.
« Perished in flames » commence bien heavy et la voix bien lourde limite sombre, elle, laisse entrevoir un peu de lumière dans un refrain proche de Dream Evil terriblement envoûtant. On sent le venin vous monter à la tête agrhhhh !!!!! Une fois le venin en haut on accélère le rythme et on vous transporte dans un univers presque hard avec une puissance digne des meilleurs combos de heavy.
Maintenant place à la ballade « land of eternity » qui est très loin d’être la note négative de l’album bien au contraire, son petit air Hammerfall laisse place à une inspiration plutôt Scorpions bien aidée par ‘Chitral’ fan de Klaus Meine et qui rend sublime cette merveilleuse ballade (je sais cela fait beaucoup). Aller chut on écoute et on prend son pied.
En bonus track c’est une deuxième ballade « confinde » acoustique et toute aussi belle. Quelle magie cette fois ci ! L’inspiration Scorpions est omniprésente (mais très loin d’être mauvaise) on s’y méprendrai tant les deux voix sont proches.

Conclusion un véritable bijou de power heavy avec un Gus époustouflant de maîtrise qui est bien aidé par les vocaux parfaits d’un Chity Somapala comme on l’aime. Un album qui va faire très très mal. Un sérieux concurrent pour Brainstorm, Nocturnal Rites, Tad Morose et autre Grave Digger. Pas une seule faute de goût durant tout l’album, un must à ranger aux cotés du ‘the last supper’ de Grave Digger comme postulant aux meilleurs albums de heavy.
Il va falloir quelque temps pour s’en remettre.
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
Site du groupe : site officiel de Firewind
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