Chronique

STRYPER - NO MORE HELL TO PAY / Frontiers Records 2013

Les frères Sweet débarquent avec leur nouvel album studio, quatre ans après un le sympathique « Murder by pride ». Ce « No more Hell to pay » pourrait être le messie du groupe, relançant la carrière de groupe, qui au cours de ses dernières années a été en dents de scie, favorisant largement les concerts, aux albums.

Autant dire que les frères Sweet ne font pas dans la dentelle avec ce nouvel opus. Tout d’abord, la pochette : bien plus jolie que les précédentes, et vraiment magnifique. Ensuite, l’album. Le premier titre « Revelation », bien que basique met les choses au clair en nous plongeant dans un univers rock où les guitares retentissent régulièrement. S’en suit le titre éponyme « No more hell to pay », dans la même lignée que le précédent : mid tempo rock enragé où Michael excelle toujours autant au chant et à la guitare. La grosse mise en bouche arrive se fait sur « Saved by love » où le rythme s’enflamme et le groupe nous plonge dans un heavy speed prenant et de haute volée. Histoire de ne pas s’arrêter là, le combo nous délivre un hit comme il sait si bien les faire. « Jesus is just alright » est simple, direct, claquant et saisissant. L’envie de headbanguer se fait immédiatement et on imagine l’effet d’un tel morceau en concert.
« The one » fait retomber la pression en nous plongeant dans un univers musical berceur. Vous l’avez compris, il s’agit d’une ballade. Après ce moment de repos, on repart dans du lourd avec « Legacy », où Michael sort ses trippes et nous offre un chant agressif et nerveux mais toujours envolé ; ce qui nous donne une petite bombe de heavy metal façon 80’s comme on les aime.

« Marching into battle » avec son intro à la Alice Cooper, nous plonge dans une ambiance sombre et agressive, agrémenté de chœurs quasi religieux sur le refrain. Retour aux sources cette fois-ci avec du speed heavy metal comme Stryper sait si bien le faire. Ce « Te amo » est une pure bombe, mélangeant mélodies, harmonies, puissance et accroches. Certainement mon titre préféré de l’album. « Sticks and stones » tout comme « Water into wine » débarquent riffs guitares rugissants, sur un mid tempo heavy et sombre boosté par un chant au perché appuyé par les chœurs histoire de donner une dimension en plus prenante. D’ailleurs « Sympathy » prolongera cet effet mais cette fois ci, c’est Robert Sweet qui mène la danse derrière ses fûts. Pour conclure cet album, pas de douceur mais une autre bombe rythmée avec ce « Renewed » haut en couleurs et en riffs.

Conclusion : Stryper reste Stryper. Un album qui musicalement reste dans la lignée de ce que le groupe a déjà fait mais fort est de constater que les compos sont diablement efficaces et qu’il n’y a pas de faux pas dans cette rondelle si ce n’est une production où la batterie est un peu trop mise en avant. On ne refera pas les frères Sweet sur ce point là, mais au final je dis ‘Oui’ à cet album.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
Site du groupe : Site de Stryper
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