Chronique

HOLY MOSES – STRENGTH, POWER, WILL, PASSION / Armageddon Music 2005

Un seul mot à dire : bourinaaaaaaaaageeeeeeeeee !!! Voilà comment résumer les 20 ans de carrière de ce groupe qui a certainement influencé Arch Enemy. Alors c’est parti…

Pas de préliminaires, c’est directement « Angel Cry » qui vient nous chauffer. Ca fuse, ça arrache, et Sabina vient poser sa voix rappeuse et masculine sur la musique. Imaginez vous cette femme au lit, en train de crier…. Terrifiant non ? Un morceau bien bourrin pour ouvrir la rondelle (le cd hein…. Pas de sous entendus).
Ca continue à barder avec « End Of Time » qui arrive avec les guitares balançantes de droite à gauche, et hop là, on rentre dans un rythme endiablé avec une voix masculine (une vraie) sur le refrain pour donner encore plus de puissance. Musicalement simple, mais attention le batteur de déchire les jambes sur la double.
La pré chauffe est finie, voilà « Symbol Of Spirit ». Le sang peut couler à flots. L’intro est assez banale pour un mid tempo endiablé avec une ambiance bien maléfique qui pèse sur nous. Je me demande vraiment comment Sabina fait pour chanter comme ça : c’est terrifiant.
Il le faut de temps en temps, alors c’est parti pour « Examination ». Un examen comme ça je le refuse de suite : les musiciens vous opèrent à vifs, le batteur frappe ses peaux sans cesse et, le tout avec rapidité et efficacité. Le solo guitare est loin d’être anesthésiant, bien au contraire, il nous laisse éveillé.
« I Will » déracine tout sur son passage. Sabina se déchire les cordes vocales, le refrain simple et direct rentre bien dans nos oreilles. Pour la musique c’est assez répétitif est lassant. Il faut dire que c’est moins mélodieux que Arch Enemy.
Ca continue avec « Space clearing », morceau qui nettoie rien du tout il faut le dire. Mais plutôt un morceau qui arrive à la cow boy (guitares) avec le vent et la poussière derrière. Vous voyez l’ambiance, le duel est lancé. Un morceau avec des breaks pour des moments calmes avant la reprise du round pour les moments bourrin.
« Sacred Crystels » se présente grattes en mains, accompagnées par la batterie et peu de temps après par le chant. Un morceau je peux vous dire lassant car musicalement ça tourne en boucle. Heureusement que le chant varie.
Un beau dilemme qu’est ce « Lost Inside ». Mais pas le temps de trop réfléchir car la musique arrive immédiatement et nous immerge le cerveau de notes, ça déferle à toute berzingue sans temps de repos… avec en plus une voix perçante et lourde.
Une voix d’homme pour ouvrir « Death Bells II ». Ben que dire… j’ai l’impression d’écouter le même morceau depuis le début de l’album. C’est dommage car c’est un style que je n’affectionne pas particulièrement mais que j’écoute volontiers quand l’occasion se présente.
Tel le phœnix il faut savoir renaître de ses cendres et c’est avec « Rebirthing » que cela se fait. L’arrivée se fait lente et guerrière avant un grand coup de semonce et un départ en furie. Un ralentissement avec une basse dirigeante au milieu et ça repart pour un tour. Tournez manèges !
Avant dernier morceau avec « Seasons In The Twilight » qui lui ne fait (aussi) dans la dentelle. Le burin, la massette et on tape comme des fous pour tout casser. Les riffs arracheurs, le chant hallucinant, les peaux martelées… bien bien quoi.
On finit la rond’hell’ sur un titre logique : « Say Goodbye ». Bon là accrochez vous car ce morceau est plutôt long. Pourquoi ? Parce qu’il fait tout simplement presque 25min. Un bon mélange de la sauce épicée de Holy Moses : du bon bourrin, des accalmies, des chœurs, un chant étonnant mais un morceau trop long, il faut dire qu’il y a un gros blanc au milieu ausi.

Conclusion : un album fait pour les personnes aimant ce style sinon pour les autres il y a risque de se lasser (comme moi). C’est dommage car c’est pas mal dans l’ensemble.
 
Critique : Lionel
Note : 7/10
Site du groupe : Site officiel de Holy Moses
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