Chronique

AVATAR - AVATAR COUNTRY / Century Media 2018

Il revient, le roi. Et oui, le pays d'AVATAR, ce royaume lointain né du froid a toujours existé, mais le nouveau roi "Kungen" semble décidé, après la royale missive "Feathers & Flesh", d’asseoir son autorité musicale quitte à purifier notre pays de son déclin (et je l’y encourage). Le message est clair quand on lit la missive: "Avatar Country".

Je reste cependant perplexe quand au court intervalle entre les deux sorties. Marketing ? Génie intarissable ? C'est la question que l'on est en droit de se poser.
Après l'intro joviale "Glory to Our King", c'est un "Legend of The King" assez long et très changeant qui nous caresse les oreilles. On passe du power speed endiablé à un death puissant typique du pays AVATAR. Même son porte parole Johannes passe, au sein du morceau, du son registre le plus haut au growl le plus caverneux, limite brutal death. Donc pour le moment, le savoir faire du roi est là.
Et là, je m'y attendais sur "The King Welcomes you to The Avatar Country", c'est un morceau axé country. Et très bien incorporé aux sonorité du pays d'Avatar. Un équilibre parfait qui fait plaisir. Et mon Dieu ce porte parole n'en finira pas de surprendre.
Lors de mon entrevu avec Johannes, il m'a dit que la répétition n'était pas pour eux. Qu'il fallait sans cesse innover. Et ils s'y tiennent. Du violent "King's Harvest" au plus léger "The King Wants You" (qui ne m'avait pas spécialement emporté en son temps) se révèle efficace au final.
Il est très difficile de trouver un lien entre les morceaux, et c'est génial. Le groupe vous mène où il veut dans son univers jovial et sombre.
"A Statue of The King" montre bien cette variété, ce "no limits" que le pays propose. Mais alors y-a-t-il une faute sur cet album? Musicalement non. Le seul hic est que nous n'avons que six morceaux à se mettre sous la dent...

Je m'explique: il y a l'intro, le speach du roi, drôle au demeurant, et un morceau en deux parties « Silent Songs of The King » qui sont instrumentaux. Ils arrivent après un mélancolique « King After King » et continue dans cette voie sur la partie un. Très musical, triste, on pleure notre roi. Cette fin émouvante clôture sert de prélude à la deuxième partie, plus « metal » et directe. Histoire de ne pas finir sur une larme.

In fine, je suis partagé. Ce pays a beaucoup a nous apprendre, même à ceux étant déjà adepte du Dieu Metal. Autant d’éclectisme, de talent, ça ne se voit pas tous les jours. Mais voilà, après un « Feathers & Flesh » parfait, long et prenant, le groupe a voulu se faire plaisir avec un album plus court, plus « léger », et qui assurément fait mouche. On en aurait voulu deux ou trois titres chantés en plus, mais ne chouinons pas, et délectons nous de cette missive de qualité où chaque pièce musicale est une œuvre !
 
Critique : SBM
Note : 9/10
Site du groupe : Site Officiel
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