Chronique

THE GOLDEN GRASS - ABSOLUTELY / Listenable records 2018

Un power trio, un voyage dans les années 60, exceptionnellement je vous emmène un peu au-delà du métal, dans les hautes-terre du rock de papy. Let's go !

Du kitch, du kitch... du kitch du kitch du kitch. Ils ont bien raison ces trois américains de revenir en ces temps oubliés, car si vous avez vous aussi écoutez les vinyl de votre papa, le blues rock et le heavy rock des anciens était un peu enregistré avec du charbon pour le barbecue ; ça veut rien dire, mais ceux qui sont revenus au bon cep de vigne ou à la bonne bûche, savent de quoi je parle. Pour le deuxième album, The Golden Grass livre une musique authentique et respecte tous les codes de l'époque.

Alors bien sûr, ce groupe a son petit plus. Comme Mastodon dans la sphère métal, tous les protagonistes chantent. Et c'est pas juste pour faire joli sur le CV, puisque dès le premier titre Catch your eye toute l'équipe est mise à contribution. Et vous avez beau penser à Led Zeppelin, aux Beatles et à tant d'autres standard quand vous entendez les premières minutes de cet opus, la qualité du son et le chant communicatif font la différence.

Étant un grand fan de Creedence Clearwater Revival (qui aurait pu trouver un nom moins chiant à prononcer en français au passage) et tout ces autres groupes aujourd'hui exotique dont on n'est jamais foutu de retrouver le nom, mon coup de cour va direct sur le titre Runaway. Vous sortez définitivement de la DeLorean du Doc Helmet Brown pour un road trip dans les années 60. Il y a ce ton psychédélique, ce son southern suave typiquement américain et puis ce truc qui ne surgit que dans les années que nous vivons en ce moment, cette fusion entre le progressif, le jazz et le son métal. Alors bien sûr, il dans la douceur, mais ça et là vous reconnaîtrez cet espèce de Proto-métal façon Zeppelin et Steppenwolf.

Absolutely n'est pas seulement une bonne idée pour la fête des pères, mais également un excellent moyen de passer un bon moment de rock. Avec une oreille de métalleux, je pourrais luireprocher de manquer de vrais temps fort, mais heureusement, des solis comme celui de The Spell rajoutent ce petit truc qui donne cette envie d'y retourner.

Line-up
Michael Rafalowich :chant principal, guitare
Joseph Noval : basse
Adam Kriney : batterie

Tracklist
1)Catch your eye
2)Show your hand
3)Never you mind
4)Runaway
5)Walk along
6)The spell
7)Out on the road
8)Begging the question
 
Critique : Weska
Note : 6/10
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