Chronique

KAMELOT - THE SHADOW THEORY / Napalm Records 2018

Force est de constater que depuis son arrivée au seing de l’écurie Napalm Records, l’équipe à Mr Youngblood continue de prospérer et d’avancer sur une voie toute tracée, comme un train lancer sur ses rails (heureusement qu’ils ne sont pas endorsés par la SNCF, sinon je ne vous raconte pas le bordel haha..). Blague à part, cette voie commence à ressembler à une course de Nascar, où les voitures tournes en rond. Certes il n’y a pas de moment de lassitude car il faut toujours être attentif et être à l’affut, mais la prise de risque se voit être limitée.
Thomas Youngblood le dit d’ailleurs, il a une équipe de production qui lui convient et fait du bien bon travail (Sascha Paeth et Jacob Hansen), et il ne voit pas pourquoi il changerait.
Avec ce « Shadow Theory » on se doute rien qu’au nom, que le groupe va s’aventurer dans une musique plus sombre, voire plus ‘profonde’.

Niveau structure de l’album, pas d’innovation non plus avec une formation basique. L’intro, le premier clip vidéo « Phantom Divine (Shadow Empire) » qui effectivement s’accorde avec les attentes aux vues du titre de cet opus au niveau de l’ambiance mais qui sincèrement reste du Kamelot lambda (attention, je ne veux pas dire par là que c’est mauvais, mais plutôt sans grosse surprise, ndlr). Certes ça marque le coup, mais il va falloir en faire plus pour faire sortir cet album du lot dans cette discographie qui se voit atteindre la douzaine de disques maintenant.
« Amnesiac » prend les choses en main et se démarque avec sa dualité moderne appuyée par cette ligne aux claviers menée avec virtuosité par Oliver Palotai, tout en gardant cette ambiance puissante et surtout un Tommy qui au chant est impérial, s’envolant des notes hautes et prenantes.
C’est d’ailleurs cette direction que prend l’album dans son ensemble. Le concept du côté sombre de l’esprit et de la société, bien que l’album de soit pas conceptuel en soit, est repris du début à la fin.
Bien entendu, il y a la traditionnelle power ballade « Stories Unheard » qui même si elle est agréable, est loin d’égaler « Don’t You Cry ». Au milieu de cet univers, se trouve une petite pépite qui se nomme « Vesperine (My Crimson Bride) ». Autant dire que là c’est l’excitation totale à travers cette dynamique et mélodieuse chanson, qui alterne passage racés, posés - portée majestueusement (et je ne mâche pas mes mots) par la voix de Tommy.

Alors oui, à la première écoute ce nouvel opus peu paraître proche des autres, poursuivant cette route toute tracée. Mais les écoutes se faisant, ce « Shadow Theory » se dévoile et nous fait bien comprendre que le combo en à encore sous le pied (et dans la tête). Le groupe a encore de beaux jours devant lui(de belles années - au moins dix dixit Thomas Youngblood dans notre interview avec lui - http://www.seigneursdumetal.fr/index.php?page=interview&id_inter=486 ) , et on ne lui souhaite que ça.
 
Critique : Lionel
Note : 8.5/10
Site du groupe : site du groupe
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