Chronique

ROYAL REPUBLIC - CLUB MAJESTY / Nuclear Blast 2019

Avec une pochette forte en couleurs, Royal Republic débarque avec son nouvel album « Club Majesty » qui à première vue nous mènera dans un univers théâtral de par son visuel.

Et ce n’est pas peu dire. Le premier single « Fireman and Dancer » nous replonge quarante ans en arrière au moment où le disco était le maître des sites de danse. Alors non, les suédois n’ont pas perdus la citrouille et ne se sont pas mis à faire du Abba. Ils ont modernisé cet esprit musical en y ajoutant une touche rock, mais aussi un brin de folie musicale et visuelle leur étant propre.
Le second single « Boomerang » tend lui un peu plus vers un disco inferno bien groovy avec un rythme endiablé qui comme le dirait si bien Austin Powers « Shaggy Baby! ». On s’éloigne en effet du rock metal suggéré depuis les débuts du groupe mais ils nous l’ont dit, ils veulent faire la musique qui leur plait, quitte à prendre à contre pied leur public.
Ce contre se fait sur tout avec leur troisième single « Anna Leigh » qui part dans une ambiance rétro totale mais bien déjantée. L’écoute comme ça de but en blanc de ce titre au moment de sa sortie m’a un peu dérouté voire même perdu. Le couplet puis le refrain avec un Adam en voit de tête guillerette et proche des Bee Gees surprend et l’on se demande ce que le groupe est en train de faire.

Et c’est là où c’est fort. Séparément, ces singles sont intéressants, accrocheurs et/ou perturbateurs, mais du moment où l’on décide de mettre les pieds dans ce Club Majesty, nous sommes pris de pulsions, d’envies telles que oui, nous pauvres metaleux (si vous me permettez l’expression) avides de musiques rageuses, criardes voire même incompréhensibles pour les plus extrémistes, nous nous retrouvons à être scotché par ce enchainement de disco rock où l’on revendique le Flower Power (Austin Powers quand tu nous tient!) pendant ces onze chansons dans lesquelles il n’y a aucun déchet. Leur union est telle que tout s’enchaine sans que l’on en prenne réellement garde on se retrouve à la fin de l’écoute de ce disque en se disant ‘Déjà?’ .

Un des titres de cet album pourrait parfaitement servir de résumé : You Can’t Fight The Disco  ! Disco is not Dead, et on remerciera le groupe d’être sorti des sentiers battus, d’avoir fait ce qui leur tenait à coeur et donc de nous offrir un superbe album. Et vive le disco rock !

Tracklist:
"Fireman&Dancer"
"Can't Fight The Disco"
"Boomerang"
"Under Cover"
"Like A Lover"
"Blunt Force Trauma"
"Fortune Favors"
"Flower Power Madness"
"Stop Movin'"
"Anna-Leigh"
"Bulldog"
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
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