Chronique

PASSCODE - EX-LIBRIS PASSCODE / Universal Music 2018

Ceux qui me connaissent savent que j'ai depuis quelques années une irrésistible envie d'explorer l'univers metal japonais car trop peu de nouveautés voient le jour en occident.
Tout a commencé avec BabyMetal et en cette année 2019, les révélations se succèdent. Il y a eu Crystal Lake, puis l’excellent groupe Band Maid.
Et les petits nouveaux, enfin… nouvelles seront le groupe PASSCODE. Sorte de super groupe très très influencé BabyMetal, on oscille tout de même plus vers de l’électro Jpop rock/punk avec une certaine influence metal sur quelques riffs.

Première sortie officielle du groupe par chez nous il s’agit d’un best of qui regroupe environ quatre années de singles et albums. Ainsi « Ex-Libris Passcode » va me faire découvrir si ce groupe vaut la peine ou si ce n’est qu’une pale copie des BabyMetal.

Dès « Axis » on sent une ambiance plus légère, avec des voix soit claires soit électro, très entraînantes, surtout sur le refrain ! Quelle énergie dégagée !! Et je suis super réceptif ! Il y a une différence qui pour moi est notable avec ce groupe et il s’agit de la jeune Yuna. En effet sur les quatre chanteuses, cette dernière arrive a nous sortir des growls et scream de toute beauté ! Ça sonne très hardcore ! Mais hardcore burné genre Walls of Jericho... Quelle hargne ! Elle m’a bluffé sur l’intégralité de l’album ! Respect !
Ça sera un peu plus flagrant sur « Trace » où elle se taille la part du lion ! Et on notera que le côté électro est plus présent ! Mais l’alchimie opère systématiquement, surtout sur le refrain qui est au top ! D’un growl à un piano voix pour arriver à un break purement électro, les compositions de Koji Hirachi sont faites pour chanter, jumper, danser, donc oui on est assez loin d’un concept metal sombre, mais la magie opère.
L’intro 8 bits de leur classique « Miss Unlimited » me rappelle ma jeunesse et cette madeleine de Proust me fait le plus grand bien !

La force des morceaux est aussi de ne pas respecter le schéma classique « couplet/refrain/couplet etc... ». Là on a un repère et un seul : le refrain. Tout le reste des chansons est en perpétuel mouvement. Et j’y vois un gage de créativité ! C’est aussi pour cela que je me régale autant : on s’en carre des codes, des critiques et tout ça : on fait ce qu’on aime et point ! En ça la musique japonaise est honnête. Et cette honnêteté devient rare par chez nous !
Après « Toxic » j’arrive à l’excellent « Ninja Bomber » que j’aurais bien vu en opening de Naruto. Les chanteuses sont très carrées avec une voix très chaleureuse ou parfois un flow qui n’est pas crédible (« Bite The Bullet ») mais qui passe bien dans ce tumulte d’influences.

Certains titres seront un peu en deçà comme « One Step Again » ou « Insanity » mais restent tout de même de très bonne manufacture.
Je me rattrape avec des « Club Kid Never Die » et son intro 8-bits what the fuck et son riff épique ! Putain que c’est bon !!! AUCUNE RÈGLE ! Et ça file une de ces patate !!! « Ray » qui clôture l’album s’éloigne un peu de l’électro pour laisser la place à la guitare et un couplet de toute beauté si vous aimez le chant japonais posé pop.

Une fois de plus le pays du soleil levant m’offre un immense cadeau. J’en ai pris plein la tête, j’ai jumpé tout seul comme un possédé et j’ai adoré ça !
Commercial ? Je pense pas et j’m’en tape. Groupe monté de toute pièce ? M’en tape. Groupe pour minettes ? Je pense pas et j’m’en tape je vous dis.
PASSCODE réussi là avec son best-of le pari de s’ouvrir les portes de l’occident. Prochaine étape : leur deuxième album « Clarity ». Confirmation ? Ou Éjection ? J’ai ma petite idée !
Un grand Merci pour ça !!
 
Critique : SBM
Note : 9.5/10
Site du groupe : Site Officiel
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