Chronique

DEEP PURPLE – RAPTURE OF THE DEEP / EDEL RECORDS 2005

Avec 37 ans de carrière et la soixantaine beaucoup de groupes auraient raccroché et profiteraient de ses rentes pour une retraite paisible mais pour certains la retraite n’existe pas et c’est le cas de Ian Gillian & co qui décide deux ans après un très bon Bananas de revenir pour un nouvel opus dédié au hard et accrochez vous ça va faire mal !!!
 
« Money talks » débute sur une intro qui pourrait rappeler les essais passés (speed king) puis sur le ton d’un mid tempo emmené par la guitare omniprésente de Steve Morse appuyée par l’orgue de Don Airey ; ce nouveau titre sonne comme jamais. La voix de Ian n’a pas changée toujours aussi envoûtante, et envoûtée. Un très bon début. Mais sans attendre « Girls like that » arrive plus rythmée, elle met bien l’ambiance. On peu réellement noter l’apport des deux derniers arrivés qui ont propulsé le groupe dans une éternelle jeunesse, on peu même réentendre Ian Gillian hurler presque comme au bon vieux temps (ben oui sa voix à vieillit).
Un titre qui montre bien que le groupe à encore de très bonne réserve et qui peu en découdre sans honte.
Un nouveau mid tempo charger avec « Wrong man » qui nous replonge 32 ans en arrière à l’époque de ‘Wo do you think we are’. Steve Morse nous y fait un super solo. La titre track écrite par le petit dernier Don Airey se déploie sur des sonorités orientales sur lequel Ian excelle. Le refrain bien saccadé donne du rythme à cette très jolie pièce menée par l’orgue et les arrangements d’un Don très bien intégré au sein du pourpre profond.
« Clearly quite absurd » est la première ballade et force est de constater que le groupe sait rendre ces moments intenses. Une jolie mélodie de guitare, une voix bien posée et une ambiance planante un cocktail efficace. Un très joli travail effectué par la guitare de Steve qui mélange les atmosphères : grandiose ! Pour se remettre rien de mieux qu’un petit « Don’t let go » au bon groove qui fait du bien. Encore un titre qui prouve tout le bien qu’a fait Steve Morse en intégrant les rangs du groupe de par son jeu et ses idées.
Nouveau plongeons loin dans le temps avec « Back to back » un mid tempo qui malgré tout te donne envie de remuer de l’arrière train tant il est entraînant et quel solo des compères Morse/Airey.  Intro sur la batterie d’un Ian Paice toujours aussi impérial pour « Kiss tomorrow goodye » un titre qui te donne la pêche, et qui prouve le talent et l’envie intacte du groupe pour délivrer des compos qui arrache : un pied d’enfer.
Maintenant un petit délire made in Deep Purple « MTV » est un coup de gueule sur les radios qui n’assurent pas un brin ou alors ne s’intéressent qu’a la nostalgie. Sur un bien bon rythme ce titre vous mène dans un esprit musique américain, avec un refrain purement purplelien et un solo splendide. On continue sans baisser le rythme avec « Junkyard blues » et son refrain exquis et au solo extraordinaire guitare/piano qui tue tout ; quelle maîtrise et quel apport sans conteste immense à la musique de Deep Purple :ouf !!
Pour finir c’est sur une bonne impression « Before time began » la deuxième ballade aérienne et envolée comme en témoigne ce passage plus poussé qui rend ce titre que plus attrayant. Une très bonne fin
 
Conclusion : Deep Purple est encore un très grand groupe qui a toujours des choses à dire, la preuve en est ce Rapture of the deep qui n’a pas à rougir face au grand album de DP. A noter et je le redit que Don et Steve ont apporté énormément à cette formation et cela se ressent à chaque intervention. Et non le navire purplien n’est pas encore coulé !!!
 
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
Site du groupe : site officiel de Deep Purple
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