Chronique

LUCA TURILLI – THE INFINITE WONDERS OF CREATION / SPV 2006

Sept ans après le début de sa formidable trilogie, voilà que Luca Turilli (Rhapsody) vient conclure cette saga quatre ans après l’électronique “Prophet of the last eclipse”. Que de suspense sur cet opus : une pochette non dévoilée, et une promo un peu tardive. Cela sera sans oublier bien sur l’arrivée d’une chanteuse qui est annoncée comme ‘guest’ bien qu’elle chante sur la moitié de l’album, et parfois même en solo sur un morceau complet. Elle se nomme Bridget Fogle est a une formation gospel. Vous verrez, sa voix décape.
 
Petits sifflements d’oiseaux, puis la musique et un chant féminin et mélodieux vient se coller pour entamer l’intro « Secrets of forgotten ages ». Une montée symphonique se fait entendre, des chœurs païens viennent se rajouter pour un final bien puissant et envoûtant.
On le sait Luca à une inspiration débordante et d’entrée avec « Mother Nature » il nous met une grosse claque. Le clavier s’empare de nos oreilles et bim la guitare s’en mêle. Surprise, ce n’est non pas Olaf Hayer qui chante mais bien Bridget. Très bonne surprise d’ailleurs car sa voix gospellienne a une de ces puissance ! Et le morceau mélodieux, puissant, avec un fond légèrement électronique, sans oublier le refrain d’enfer. Une bombe : in your face !
La flûte entame « Angels of the winter dawn » avant que les guitares et la batterie se rajoutent. Olaf débarque calmement nous régalant, sans oublier ses montées vocales ; et le duo avec Bridget nous scotche. Le refrain une fois de plus tombe comme une enclume dans nos oreilles et reste imprégné. La basse aussi se fait titiller et nous procure de pures sensations.
Une voix douce et angélique nous ouvre les portes des « Altitudes ». La suite se rapproche plus du style du premier album ‘King of the nordic twilight’ avec un tempo calme, une batterie guerrière, et un chant très opéra de toute beauté.
Maintenant, c’est au tour de « The Miracle of life » de casser la baraque. De la dynamite à trois cent pour cent. L’eau ruisselle calmement, quelques chœurs religieux, une arrivée du clavier et le tout s’emballe avec la voix de Olaf qui nous plombe. Sur le refrain c’est un duo gagnant et fantastique qui se fait pour notre plus grand plaisir.
La synthé introduit gentiment « Silver moon » qui se trouve être un morceau d’un calme remarquable, tout en restant attrayant et envoûtant avec Ms Fogle au chant.  Un moment de détente mélangé avec un brin de bonheur sur les couplets. Et les orchestrations sont dignes de Luca. Un délice je vous dit.
Toujours le clavier à l’ouverture mais le rythme est plus vif et pus puissant. Les guitares ne tardent pas à entrer en jeu, tout comme la batterie. Cette « Cosmic revelation » est bien sympathique, évoluant dans un mid tempo chanté par Bridget. Et oui, elle est encore là.
Décidément Luca aime les belles œuvres et le mystique. C’est pourquoi il se tourne vers « Pyramids and Stargates ». Son arrivée se fait très mélodique et égyptienne (forcément). Olaf prend les rennes sur cet air enchanteur qu’il y avait du temps de pharaons. Les chœurs viennent embellir l’ensemble.
Voilà pour moi, LA bombe de cet album. Et elle se nomme « Mystic and divine ». Ce titre commence tranquillement au piano puis s’en suit la voix d’Olaf qui nous dirige dans un univers calme. Break et voici l’arrivée de Bridget qui elle fait monter le tempo. Fini la rigolade, les deux chanteurs s’unissent et nous mettent un de ses revers : je vous dit pas la couleur de mes joues. Nouveau break, on calme les choses et hop ça repart des plus belles. Mes joues sont violettes maintenant.
Il faut bien conclure l’album et cette trilogie par un superbe morceau épique. On le voulait, Luca l’a fait avec le titre track (comme à son habitude) « The infinite wonders of creation ». Des chœurs féminins ouvrent cette pièce, les chœurs masculins prennent le relais, avec en fond, un synthé ‘spatial’ rappelant le second album. C’est bien calme mais que né ni tout cela va changer. Un bon break et ça repart du tonnerre toujours avec des chœurs mais de telle façon que l’on est envoûté. Le mélange musical entre les vocaux de Bridget et les compos de Luca est parfait. Et cette fois qu’elle a ! Arrrrg. Le refrain avec les chœurs est incroyablement bon.  Un super final.
 
Conclusion : après un ‘King of the nordic twilight’ très Rhapsodien, un ‘Prophet of the last eclipse’ électronqiue,  voilà que Luca à trouver son style, et nous ouvre les portes vers un nouvel avenir avec ce chant féminin. Je parle bien sur de son Luca Turilli’s Dreamquest. Quoi qu’il en soit cet album est une vraie tuerie : les paroles et la musique vous donne des frissons, les musiciens et les chanteurs sont impressionnants de par leur qualité et leur technique. Luca conclu sa trilogie avec un bijou. Un des albums de mon top 10 de l’année c’est certain.
 
Critique : Lionel
Note : 10/10
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