Interview

OPERADYSE (2013) - Damien Marco (Guitare)

Peu de temps avant la sortie européenne de leur premier album « Pandemonium », nos chers concitoyens d’OPERADYSE sont tout content de répondre à nos questions. Un entrain qui fait plaisir à voir ! Ou plutôt à entendre. Tout ce que vous avez toujours (ou presque) voulu savoir : c’est là !

SBM : Salut Damien et merci de répondre à nos questions !
Tout d’abord peux-tu nous présenter un peu le groupe et ses influences ? On sait que tu es fan de Luca Turilli et que tu possèdes d’ailleurs quelques belles guitares de ce côté-là…


Damien : Et bien déjà comme tu as pu l’entendre, c’est un projet de power métal sympho, au niveau de tout ce qui est influence on peut citer effectivement Rhapsody, mais pas que.
A mon niveau, quand j’ai pris l’initiative de faire un groupe de métal c’était plus un truc comme Gamma Ray, ma grosse base c’est Gamma Ray…

Gros fan de Kai Hansen…

Voilà… le maitre suprême. Mais pour le reste du groupe, Franck va plus être Symphony X, Iron Maiden, moi ça sera plus power métal, donc Dark Moor avec l’ex-chanteuse, beaucoup de black aussi bizarrement, avec Cradle of Filth, Dimmu Borgir surtout pour les ambiances ; et pas mal de folk métal aussi.

Tu cites Dimmu Borgir dans les influences et on le ressent surtout au niveau des orchestrations, dans les passages purement symphoniques, que ça soit les breaks ou les intros. As-tu d’autres influences au niveau orchestral ?

Mon maitre suprême du sympho c’est Hans Zimmer, qui a fait la BO de « Pirates des Caraïbes », et j’essaye de créer des passages symphos qui vont donner une émotion précise à un moment précis.

Il y a quatre ans vous sortiez vous premier EP en autoproduction, et maintenant vous débarquez avec « Pandemonium » signé chez Sonic Attack Spv et Avalon Marquee. Peux-tu nous raconter cette évolution ?

Et bien une fois qu’on est sorti du studio avec notre album en main, on est passé à la phase démarche avec un Press-book comme beaucoup de groupes doivent faire : une petite page web avec la présentation du groupe, le visuel et le son.
On a commencé à démarche quelques labels, on a eu d’autres réponses, et celui qui nous a le plus intéressé c’était Sonic Attack, surtout de part la personne qui nous a contacté qui est en fait Karl Walterbach qui est le gars qui tenait Noise Records à l’époque. Noise Records qui a vu naitre Helloween, à l’époque.
Et à l’issue de cette collaboration, Karl est revenu vers nous en disant : « Voilà les gars, voilà ce que je suis en train de faire », en nous montrant qu’il venait de signer ce qui s’appelle une joint venture, une association, avec Spv. Pour nous c’était tout bénef, on avait un label on était déjà super content, il nous a annoncé que la collaboration avec le Japon se ferait avec Avalon Marquee, donc deuxièmement plus content !
Mais tout s’est fait avec beaucoup de travail de la part de Karl, il s’est vraiment donné à fond.

Et du coup vous avez enregistré à Nantes. Pourquoi ce choix ? Serait-ce grâce à Emmanuel qui y a déjà enregistré un album avec Ultra Vomit ?

En fait on voulait travailler avec quelqu’un de confiance, notamment au niveau du son, c’est pas rien parce que c’est le gars qui peut te gâcher un album, donc on voulait vraiment quelqu’un de confiance. Et Manu nous avait dit qu’il n’y avait pas de soucis avec ce studio là et Benoit, « Neb Xort » qui est le claviériste d’Anorexia Nervosa à la base.
Et voilà Benoit est super et hyper pro, tu ne peux que t’en sortir grandi et il est toujours de bon conseil et il va te faire re rentrer le plan 18.000 fois jusqu’à ce qu’il soit parfait, royal ! (Rires). C’est surtout quelqu’un d’impliqué dans la musique qu’il produit, c’est pas, « Bonjour les gars, allez on enregistre un album, bim bam boom, c’est fini », et c’est pour ça qu’on voulait travailler avec lui.

Quels sont les retours des média que vous avez pour le moment ?

Pour le moment il n’est pas encore sorti officiellement, mais on a de très bonnes critiques de manière générale, mis à part peut-être ceux qui écoute que le style et s’arrêter au style sans aller chercher la musique en elle-même. Mais on a des bons retours et c’est assez agréable parce qu’on ne révolutionne pas non plus le style, mais on espère pouvoir lui donner un nouveau souffle en fait, et pour l’instant ça a l’air plutôt réussi ; les gens partent avec pas mal d’a priori et au final ils sont souvent contents, agréablement surpris à certains niveau, et c’est plutôt agréable.

Et entre le EP et l’album, il y a eu un remaniement de line-up, alors comment s’est passé le recrutement ? Il y a eu des auditions ?

Oui ça s’est fait sur internet. On a eu pas mal de chanteuses, du bon au mauvais, de la casserole au truc plutôt sympa, jusqu’à ce qu’on s’ouvre à d’autres possibilités, à savoir ce que ça pourrait donner avec une voix de chanteur. Et à cette période là j’écoutais un peu de tout et surtout du groupe français et je suis tombé sur un vieux CD/DVD de Replica sur le quel était présenté l’album « Anima » de Spheric Universe Experience et je me suis dis « Tiens je vais voir si je peux pas contacter Franck sur Facebook et lui présenter le projet, voir ce qu’il en pense. »
L’idée lui a plu, du coup il m’a renvoyé une maquette avec son intervention dessus et on était tous du même avis.

Du coup Jennifer ne fait plus partie du groupe mais on la retrouve plusieurs fois sur l’album en tant que guest. Etait-ce important pour vous de l’avoir sur l’album ?

Oui bien sûr, déjà d’une part pour effectuer la transition et surtout elle en avait envie, et c’était avec plaisir. C’est pas comme quand tu vires un mec et que t’as plus envie de le revoir. Elle avait envie d’y participer et nous ça nous faisait super plaisir. Et comme le but du groupe c’est toujours de se faire plaisir, si ça lui fait plaisir de participer elle sera toujours la bienvenue.

Vous n’avez gardé que deux chansons du premier EP : « Celestial Sword » et « Fairies’ Secret Garden », qui ont bien muri avec le temps. Pourquoi ce choix ?

Déjà pour une question de droit, vu que les autres chansons ne m’appartenaient pas, elles appartenaient aux autres membres du groupe qui étaient à l’origine de l’EP, doit on ne pouvait pas en faire quoi que ce soit. Puis elles faisaient partie du concept que j’avais en tête, puis je n’ai pas écrit « Twilight and Vengeance » ou « Lost Soul » donc du coup je n’ai pas touché, je les ai laissé partir avec les autres membres du groupe on va dire.
Et puis si on avait mis cinq titres du EP sur l’album ça aurait été moyen…

Oui ça aurait fait « EP grossi »…
Et au niveau des paroles ou des thèmes abordés on est toujours beaucoup dans l’heroic-fantasy. Est-ce que tu as essayé de faire un concept avec une histoire ou chaque chanson peut-elle être prise indépendamment ?


Il faut voir les chansons de l’album comme un block, il y a un fil rouge, une trame, une histoire qui est racontée tout au long. Faut juste savoir qu’on voulait ne pas imposer cette trame là, ce qui fait que c’est quand même assez effacé pour l’auditeur, mais tu as envie d’aller chercher cette trame là tu peux la lire au travers des chansons.
On ne voulait pas qu’il y ait un aspect trop narratif ou un texte écrit avec une histoire racontée. Et moi en tant que compositeur, ça m’aide d’avoir un fil rouge et d’avoir mon petit perso et de l’amener faire ses aventures. Mais voilà l’idée c’était que ça soit pas imposé.

Et du coup tu as été grandement inspiré par World of Warcraft (WoW) ou pas ? (Rires)

(Rires) Oui ! Mais même si c’est ce que je fais le plus, WoW, en passion à côté de la musique, finalement l’histoire d’OPERADYSE est plus proche d’un Final Fantasy qu’elle ne pourrait l’être d’un Warcraft, ou même quand on fait la comparaison avec Rhapsody, au final il n’y a pas le côté médiéval qu’on peut trouver là dedans. Il y a très peu de cape et d’épée et de dragon au final (Rires).

Et on a plusieurs tons sur l’album, ça va de « Path of Divine » qui est assez happy speed métal à « Arkanya » plus sombre et posée. Est-ce que cette différence d’ambiance est due au texte et un passage de l’histoire, ou voulais-tu écrire les morceaux dans ce ton là ?

C’est un peu les deux en fait. L’idée c’est d’allier au mieux la musique sur les textes, de représenter ce qu’il se passe. C’est un peu le côté opéra de OPERADYSE, si on raconte un truc qui est pas cool, il faut que la musique s’en inspire. C’est pour ça qu’on peut voir que sur l’album on commence sur des trucs un peu plus ouvert, happy, traditionnel, avec des morceaux comme « Keeper of the Flame », plus power métal tradition, à la Rhapsody, puis on s’efface un peu de ce style là en continuant sur des morceaux comme « Arkanya », « Pandemonium », « Nevermore » qui vont plus se rapprocher au final d’un mélange de prog sur certains passages, jusqu’à aller à un heavy traditionnel à la Gamma Ray années 2000, avec le côté sympho.
Et ça fait une progression intéressante sur l’album, d’autant que les morceaux ont tous été écrit dans l’ordre, et on peut du coup sentir l’évolution dans ma façon de faire au fil des morceaux (Rires).

(Rires) et on a pu lire diverses erreurs sur certaines chroniques, comme quoi tu ferais plus partie du groupe, ou que tu serais le batteur… le tout avec une mise en avant avec ton compère Bastien Sablé… Que s’est-il passé ? Vous avez fait des paris ?

Alors en fait si tu veux c’est parti d’une erreur de notre label qui, quand il a construit la fiche du groupe, a marqué Bastien à la batterie, du coup ça fait deux batteurs dans le groupe. C’était juste quelques erreurs par ci par là du gros article qui a été envoyé à tous les gens, à tous les webzines. C’est pour ça que le mec il ne comprend pas : Bastien, batteur, Manu Combier, batteur, du coup ben Bastien Sablé : ex-batteur ! (Rires)
Mais c’est pas moi qui l’ai écrit ! Mais on essaye de rectifier au fur et à mesure.

Ça viendra !
Un petit mot sur la pochette qui est vraiment sublime. Peux-tu nous en dire plus sur son concepteur et comment vous en êtes venu à travailler avec lui ?


A la base la pochette devait être réalisée par Jean Pascal Fournier avec qui on avait travaillé sur l’EP. Ce qu’il s’est passé c’est qu’on ne se retrouvait plus trop dans ce qu’il pouvait nous faire, et comme on a demandé un ange avec une épée, ce qu’il y a de plus basique pour du power sympho. Et comme lui aussi a un travail assez traditionnel, quand on a reçu la première cover, le premier jet de Jean Pascal, ça s’encrait vraiment dans quelque chose qu’on voulait pas, donc on n’a pas continué à travailler avec lui et on a cherché quelqu’un qui aurait une patte un peu nouvelle, donc j’ai cherché un peu sur Deviantart, c’est une mine d’or de dessinateurs, pour trouver la patte qu’on cherchait.
Puis on et tombé sur Andreas, « Albino-Z » de son pseudo, qui a fait un dessin vraiment super, et surtout avec une patte nouvelle, et dès les premiers jets, on a su que c’était lui ! (Rires).
Tu as pu voir qu’il n’a pas dessiné que la cover, il y a une illustration pour chaque chanson dans le livret.

Oui ça fait super beau, super soigné, très pro !
C’est ce qu’on voulait ! (Rires).

Et vous avez des idées de dates déjà ou c’est encore un peu tôt pour se pencher sur la question ?

C’est encore un peu tôt… On est encore en pourparler on va vrai dire. On essaye de se profiler, on voudrait essayer de faire ça sur le premier semestre de l’année prochaine, donc voilà c’est encore en pleine effervescence.

Et vous avez déjà des idées pour le second opus ?

Et bien on travaille sur 8 chantiers consécutifs…

Ah ouais quand même !

Voilà donc ça va s’encrer dans la continuité du premier, donc l’ambiance de la fin d’album devrait lancer la suite quoi.
Comme je te disais les morceaux ont été composés dans l’ordre et les influences de « Pandemonium » sont quand même assez loin de celles de « Celestial Sword », du coup on sera plus proche d’un style à la « Pandemonium », et même plus poussé sur la suite. On a l’intention de partir sur quelque chose de plus dark encore…

Et pas de date de sortie ?

Oula non pas encore ! Mais on aimerait quand même que ça sorte vers début 2015… ça serait un rythme sympa quoi.

Et bien je crois qu’on est arrivé à la fin de cette interview, alors les « Seigneurs du Métal » et moi-même te remercions pour avoir répondu à nos questions, et je te laisse donc les derniers mots si tu veux conclure ou passer un message aux fans.

J’espère que les gens prendront plaisir à écouter le CD car pour nous ça a été fait avec beaucoup de cœur et de plaisir. Et surtout Keep the Flame ! Merci à toi !

Merci !




















 
Critique : SBM
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