Interview

THE LIVING END (2018) - Chris Cheney (Guitare et Chant)

Les Australiens de The Living End, stars dans leur pays, sortent aujourd'hui leur huitième album, « Wunderbar ». L'un de leurs tous meilleurs disques qui perpétue leur son punk mais avec une ouverture vers la pop qui rend le disque encore plus intéressant. Rencontre à Paris avec Chris Cheney, guitariste-chanteur du groupe.

« The Living End existe depuis plus de vingt ans. Comment expliquez-vous votre longévité ? »


« Nous avons eu de la chance et nous bossons dur. Cela a bien marché pour nous sur les radios australiennes. Nous avons de nombreux fans. Nous ne faisons pas de la musique commerciale mais de la musique que l'on peut facilement aimer. »

« Votre nouvel album « Wunderbar » est à mon sens le plus pop que vous ayez fait. Partages-tu cet avis ? »

« Je pense que oui. C'est un disque dont nous sommes fiers. C'est un album plein d'émotion. Je pense que plein de gens peuvent se connecter avec ce disque. »

« Sur la vidéo de « Don't lose it », il y a plein de stars australiennes en guests. Comment vous est venue cette idée ? »

« Certains sont des amis. On a eu cette idée de faire un clip avec des gens qui auditionnent pour une série télé. Chacune des personnes que nous avons approché nous a dit OK. »

« Le clip est une parodie des reality shows ? »

« Absolument. De plus en plus de gens pensent qu'ils vont devenir célèbres. Ils le seront peut être mais pas plus de cinq minutes. Tu peux devenir célèbre du jour au lendemain mais aussi ne plus l'être du jour au lendemain. »

« Vous allez dans des directions musicales dans lesquelles vous n'étiez encore jamais allé avec de vraies pop-songs. »

« C'est important de se donner des challenges. On a toujours envie de faire le meilleur disque possible. Il y a tellement de styles de musique différents maintenant qu'il est facile d'être ignoré. On a eu envie avec ce disque de faire des choses nouvelles pour nous. »

« De quoi parle « Amsterdam » ?

« C'est un morceau que j'ai écrit dans cette ville. Elle parle de la mort de mon père. Je n'avais encore jamais rien écrit là-dessus. C'est la chanson la plus triste du disque. »

« Death of the American Dream » est-il une critique de l'Amérique de Trump ? »

« Plus ou moins. J'ai habité sept ans à Los Angeles avant de revenir en Australie. La politique américaine craint mais c'est un pays super. »

« Vous considèrez-vous comme un groupe politique ? »

« Non. Il y a des gens qui font cela très bien. Ce disque ne parle que d'émotions personnelles. »

« Vous perpétuez la tradition du rock australien. Comment expliques-tu que ce pays soit si rock ? »

« Dans les années 60, des émigrés anglais ont amené le rock dans notre pays. L'explosion des Beatles a fait qu'un groupe comme les Easybeats est apparu en Australie. Cela a aidé à une construire une scène. Les groupes se produisaient dans les pubs donc tu étais obligé de jouer fort. Cela a donné le son australien, de AC/DC à Rose Tatoo. »

« Continues-tu tes autres projets musicaux en dehors de The Living End ? »

« Plus trop. J'essaie de me concentrer sur le groupe. »

« En quoi « Wunderbar » est-il différent de « Shift », votre précédent disque ? »

« Shift » était plus sombre. Celui-ci est davantage rempli d'espoir. Rien que par le titre « Wunderbar » qui comme tu le sais signifie fantastique. On a appellé le disque ainsi parce qu'on l'a enregistré en Allemagne. Cela a été une super expérience. »
 
Critique : Pierre Arnaud
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