Interview

LONE SURVIVORS (2019) - Olivier Crescence (Basse)

Lone Survivors vient de sortir avec « Ground Zero », un premier album assez impressionnant. Un disque d'une grande maturité pour un premier opus. Le groupe y oscille entre djent, metal prog et metal moderne avec une facilité qui impressionne. Rencontre avec Olivier, bassiste du groupe.

« Vous avez tous dans le groupe un important passé musical avant Lone Survivors. »

« Tout à fait. Nous avons eu plusieurs expériences musicales en France et dans les territoires d'Outre Mer. Nous avons pris le temps lorsque nous avons crée Lone Survivors de bien faire les choses avant de sortir ce premier album. »

« A l'écoute du disque, je sens une grosse influence Messhugah, dans cette façon d'écrire une musique complexe. »

« Ils sont effectivement une grosse influence pour les deux compositeurs du groupe, Sam et moi. Mais il n'y a pas que Messhugah, nous aimons aussi beaucoup After the Burial par exemple.

« Où avez composé le disque ? »

« Dans le Sud de la France, en Bourgogne et dans le Jura. Cela nous a pris deux ans pour le faire. Nous avons voulu travailler à fond jusqu'à obtenir un résultat qui nous plaise vraiment. »

« Vos paroles sont assez sombres. Elles parlent d'un monde post-apocalyptique. Est-ce que le disque est un concept album ?»

« C'est vrai qu'elles sont assez noires. Le disque parle de la post-humanité, de la folie, de la mort. Mais au final, la vision qui s'en dégage est optimiste car après cette post-humanité arrive quelque chose de positif. On propose une vision optimiste du transhumanisme. L'issue finale est positive. L'album n'a pas été pensé comme un concept album mais au final c'en est un. »

« Vous mêlez growl et chant clair. »

« Au départ, nous n'avions pas de chanteur. Nous avons rencontré Matthieu qui s'est imposé avec évidence comme le chanteur du groupe. On mêle chant clair et growl selon les structures des morceaux. »

« Vous avez choisi « Lost My Mind » comme premier single extrait de l'album. Pourquoi ce choix ? »

« C'est le premier titre que l'on avait composé. Il reflète bien le ton de l'album. En l'écoutant, on a envie de découvrir le reste du disque. C'est donc un choix presque évident. »

« Que représente votre dernière vidéo, « Paul The Saint » avec Notre Dame en Feu ? »

« La bêtise humaine. On veut montrer que la religion qui veut paraître pure, est capable de choses qui l'apparentent au mal, au diable, à des choses laides. »

« Le disque est très complexe car il a des côtés math-rock mais en même temps peut plaire au plus grand nombre. »

« Tout à fait. Il y a à la fois la complexité du math-rock mais aussi des mélodies « grand public ». Nous sommes très attachés à la mélodie. Notre musique mélange plein d'éléments musicaux différents. Tu y trouves par exemple du maloya qui est la musique traditionnelle de la Réunion. »

« Vous avez confié la post- production de l'album à Fred Duquesne et Magnus Lindberg. Que vous-ont ils apporté ? »

« Beaucoup de choses. Déjà, ce sont de très bons musiciens donc ils vont là où il faut. Ils sont précis et rapides dans leur façon de bosser. Ils ont amené un plus à la production qui était déjà bonne mais l'ont boosté. »

« Vous avez déjà eu pas mal de retours positifs sur le disque. »

« Oui et ça fait vraiment plaisir. Pas seulement de la communauté metal. Je pense que c'est un disque qui peut plaire aussi aux gens hors metal, à ceux qui écoutent du rock. On a déjà eu 35000 vues sur le deuxième clip. C'est bien. »

« Vous partez en tournée bientôt ? »

« On est en train de finaliser ça. Ce sera début 2020. »
 
Critique : Pierre Arnaud
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