Live Report

HELLFEST OPEN AIR 2019 - Jour 1 - 28/6/2019

 
Here we go again comme disent les autres! Pour la 8ème année consécutive votre serviteur foule la terre sainte. Cette singularité qui abrite pendant 72 heures le festival qui, in fine, porte le moins bien son nom.
Parce que oui le HELLFEST est loin d'être un enfer. Bien au contraire il s’apparente plus à un paradis pour métalleux et rocker qu’un quelconque enfer. Le seul aspect s’approchant du concept infernal sera la température, qui une fois de plus cette année sera de la partie.
Avec ses 24° au compteur, le vendredi d’ouverture sera une bonne journée avec deux événements marquants dont un en deux parties : je m’explique.

Tout d’abords, quelques minutes avant l’ouverture des portes de la cathédrale emblématique, le Hellfest nous annonce que le groupe MANOWAR annule sa venue malgré une présence sur site. Mon intégrité m’interdit certaines digressions mais sachez que pendant les trois jours vous aurez pu entendre des hordes de festivaliers scander des « Manowar enculé » et certains groupes feront de même sur scène, se moquant ainsi des américains.
Mais point d’inquiétudes ! Malgré la rumeur d’un Mastodon qui viendrait à la rescousse (je parle bien du groupe) c’est finalement nos suédois de SABATON qui occuperont le créneau horaire ! Mais ça c’est ce soir !

Mon objectif du weekend sera de courir de partout pour amortir mon accréditation photo. Ainsi, pour paraphraser notre Mouss national : « Je profite de tout et n’abuse de rien ». Sachez cependant que cette année je pulvériserai mon record à la Warzone… record qui stagnait à un...
FREITOT et KHAOS-DEI se produisent sous les deux tentes aux premières heures et feront un bon tour de chauffe. Le death metal des premier, mené par Arno semble séduire le public là où (d’après certains fans présents) le black metal des second, froid et sombre, ne fera pas forcément mouche. Mais il n’est pas encore midi, donc faible fréquentation.
Je vais finir mon tour des tentes avant d’attaquer le gros morceau du jour. Après l’apéro (oui je sais c’était 15h mais oh ! Au Hellfest l’apéro c’est de 10h à 02h!) je ferai un peu la fête avec TROLLFEST et leur costumes aussi improbables que colorés. Bien que le chanteur soit dans un état d’ébriété avancé, la fête battra son plein sous le Temple ! POWER TRIP et son thrash racé mettra une bonne claque avec un show musclé, en totale opposition avec IMPALED NAZARENE qui, à mon sens offrira un show très frileux, statique, sans rien de plus.
Pas de HELLHAMMER et CARCASS pour moi pour cause de logistique warzonienne… J’écouterai un morceau de CARCASS de loin et je dois dire que ça balançait du très lourds !!! D’ailleurs, suite à l’annulation de Manowar, un fan a balancé sur le Facebook du Hellfest un « Carcass répare, Carcass remplace » et ça m’a fait le weekend !!

Le deuxième événement dont je parlais plus haut, c’est, pour la première fois au Hellfest, une scène 100 % française. La Main Stage 2 mettra le fleuron de la musique metal française à l’honneur. KLONE ouvrira timidement les festivités avec un show assez calme (ce qui ne veut pas dire que c’était mou ou pas bien hein… la voix de Yann Ligner me transporte toujours autant), BLACKRAIN accélérera un peu le rythme avec son glam inspiré. C’était ma première et je suis assez content de ce que j’ai vu, set très pro avec des morceaux entraînant, ça passe tout seul.
LOFOFORA, avec un Reuno en forme foutra littéralement un gros bordel dans le public au même titre que NO ONE IS INNOCENT qui m’a fait plaisir. Pas spécialement accroché la première fois que je les ai vu, j’ai ici beaucoup apprécié, la maturité sans doute. Allez savoir. Toujours est-il qu’en quatre groupes, on a déjà prouvé ou rappelé que l’on a de la qualité inestimable sur le terroir français.

Instant de vérité entre 17h40 et 18h30. Les marseillais de DAGOBA abreuvés au Jack Daniels (même pas un Ricard les gars ??? Sérieux??) va essayer, comme si le Guinness des Records était présent, de battre son record de 2014 avec un Wall of Death d’un autre univers. Le groupe sort une setlist au poil, balançant du très lourd, avec une énergie rarement vu chez le combo ! Et le verdict ?? D’après mon agent (dont la présence m’a terriblement manqué) qui a suivi cela sur ARTE , le records, s’il n’est pas battu, est au moins égalé (oui le métreur s’est fait écraser dans le mur). C’est vertigineux et ça vient de Marseille ! Représente !!
Les locaux de l’étape, nos gais lurons d’ULTRA VOMIT, joue à une heure tardive tant leur succès est grandissant. Et en une heure ils ont mis LE PLUS GROS BORDEL de la Main Stage (je l’ai encore vu en replay ce matin). Ils ont fait le plus gros show de leur histoire ! Et quel show ! Niko de Tagada Jones et Calogero himself en guest (ah ben non... juste une copie) ! Des choristes sur « Jesus », de la pyro à gogo sur « Kammthaar », tout était énorme, même l’utilisation des nouveaux écrans géants ! Huge respect les gars c’était bonnard !

Et mon dernier groupe du jour (français hein) sera MASS HYSTERIA qui viendra livrer le plus gros show de sa carrière (annoncé il y a un an). Certes les écrans dernières aident à l’ambiance, le son est excellent, la prestation (comme d’habitude) excellente, mais on en attendait plus. Plus de folie, plus de pyro (que l’on aura, de mémoire, que sur un morceau : « Se brûler sûrement »). Alors attention je me suis régalé avec les « Vae soli», « L’enfer des Dieux » ou « Contradiction », non très gros spectacle mais un léger goût de manque…

Qui sont les fous qui vont oser tenir tête à notre équipe de France sur la Main Stage 1?? Tout d’abord Angus Mc Fife XIII qui arrive avec GLORYHAMMER pour recruter du gros guerrier. Et je pense qu’ils en ont trouvé des valeureux ! Avec des titres comme « Gloryhammer », « Angus Mc Fife », « The Unicorn Invasion of Dundee » ou le calme « Universe on Fire » il n’y avait que peu de chance d’échouer dans leur quête !
SONATA ARCTICA que je revois ici pour la première fois depuis… Ouaw ! 13 ans ! Et bien j’ai trouvé ça pas mal ! Je ne suis plus le groupe depuis l’échec « Unia » et j’ai bien envie de m’y remettre… Le show est carré, simple, mais les bons vieux classiques « Full Moon » ou « Black Sheep » me rajeunissent très vite ! Merci pour ça !
Un autre fantôme de mon innocence passée ressurgit, un groupe oublié depuis, j’ai nommé GODSMACK. Putain j’avais 15 ans !! Je ne connais rien du groupe hormis « Awake », qui a été joué et que j’ai adoré. Au final ça reste du rock metal plutôt bien foutu, l’age aidant à s’adoucir visiblement.

Attention, plus rare encore qu’une licorne, nous avons l’honneur de voir DEMONS & WIZARDS, groupe mythique de Hansi Kürsch et Jon Schaffer (respectivement Blind Guardians et Iced Earth). Pas spécialement ma came mais les deux géants réunis arrivent à mettre tout le monde d’accord avec des morceaux très travaillés et une exécution au millimètre ! Comme on dit : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ! Sachant que le groupe ira piocher dans la disco de leur groupes respectifs pour un concert au final très amical !
DREAMTHEATER fera étale de ses (Trop ? Très?) grands talents en présentant son dernier né « Distance Over Time ». Chacun à son poste, il n’y a rien à redire au show des ricains. Musical, mélodieux, grandiose, tant d’adjectifs pour un seul et même groupe est bel est bien possible. Le guitariste en moi pleure… ça n’a rien à voir avec toi lecteur mais je tenais à partager. John 5 hier et là John Petrucci faut arrêter… ou pas…
Bon et devinez qui arrive à l’apéro pour noyer ma frustration??? DROPKICK MURPHYS, qui nous sort un show dantesque avec confettis (plutôt des bandes de papier disons) et de la pyro à gogo !!
Les titres énormes pleuvent comme dans une journée irlandaise, «The Boys Are Back », « Rose Tattoo », « Going Out In Style » ou « Shipping Up To Boston » ! Le set est magique et les bostoniens savent y faire ! Quelle claque !

La partie Main Stage se terminera avec SABATON, qui force le respect. Remplacer une tête d’affiche le jour même, sachant que Joakim a la voix fatigué, c’est superbe ! Les suédois reprennent donc du service pour un set plus long et du coup à la saveur particulière. La voix du leader flanchant, ses acolytes prennent le relais, rendant ce show unique. Toujours autant d’effets sur scène, pyro, tank, en fait le même mais plus long. Un gros merci au groupe pour leur geste qui sera apprécié et retenu par le public du Hellfest ! A titre personnel j’y ai gagné au change.

Dernier groupe de la soirée… et j’ai dû faire un choix… L’emblème national GOJIRA ou ma jeunesse oubliée SUM 41 ? Et bien… La jeunesse l’emporte. Il fallait s’y prendre tôt pour accéder à la Warzone en cette heure tardive. Mais l’attente en valait le coup. Ce groupe qui m’a fait vibrer à l’époque où je portais des T-shirt mille fois trop grands pour moi et avec des baggys qui faisaient de même… Un moi que je ne suis plus mais que SUM 41, telle une madeleine de Proust a fait ressurgir.
Mais je ne parle ainsi que des vieux titres, les « The Hell Song », « Still Waiting », « Fat Lip », « Into Deep » etc. Je ne connais que peu (voir pas) les nouveaux titres.
Deryck, suite à ses problèmes est de retour dans une forme olympique ! Souriant et énergique, le show suivra cette ligne avec des lights à gogo, des confettis, des pogos, bref de quoi finir la journée en beauté sur une Warzone archi bondée !!

Je me faufile tant bien que mal hors de ce vortex pour écouter un peu GOJIRA qui fait un show géant, prouvant qu’il est notre leader incontesté. Le temps de boire une ? Deux ? Non trois bières… et hop on va se coucher parce qu’on en est à la moitié seulement et on commence déjà à montrer des signes de fatigue. Donc à demain pour de nouvelles aventures.

 
Critique : SBM
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