Live Report

MICHAEL MONROE - LA MAROQUINERIE - 29/10/2019

 
En première partie de Michael Monroe, on découvre les polonais de Chemia. On ne connaissait pas ce groupe auparavant mais on a grand plaisir à les découvrir. Leur hard-rock classique est très bien foutu et les mecs le jouent avec une conviction qui force le respect. Le public ne s'y trompe pas qui morceau après morceau rentre dans leur univers. Une belle découverte.

Lorsque Michael Monroe arrive sur scène la salle s'est bien remplie. Accompagné de son gang, il démarre pied au plancher avec les meilleurs titres de son dernier album en guise d'introduction : « One Man gang », « Last Train To Tokyo », « Junk Planet ... Si le son est un peu approximatif sur les premiers morceaux, à vrai dire on s'en fout un peu tant le combo dégage une énergie rock'n'roll hors du pareil. On retrouve à cette occasion tout ce que l'on aime dans le rock et qui a malheureusement quelque peu disparu : la folie, l'excès, la tension...Monroe aurait pu, aurait dû être une star immense mais on sent qu'il a le même plaisir à jouer dans une salle de trois cent places que dans un stade et c'est là où le mec est unique. Il dégage une telle aura, un tel charisme que le public chavire en deux secondes. Monroe a proclamé que le groupe qui l'accompagne est le meilleur qu'il ait eu de sa vie et c'est fort possible. Sami Yaffa est un bassiste monstrueux, Karl Rockfist le batteur est phénoménal et les deux guitaristes, Rich Jones et Steve Conte assurent aussi bien rythmiques solides que riffs assassins. La classe absolue.

Monroe puise tout au long de la soirée l'essentiel de sa set-list dans ses quatre derniers albums. On a plaisir à entendre notamment ces superbes titres tirés de « Blackout States », son avant dernier album, que sont « This ain't love song » et « Old King's Road ».

La tension monte encore d'un cran lorsque le groupe balance les classiques de Hanoï Rocks : « Don't You Ever leave me » , « Malibu Beach Nightmare » et leur fantastique reprise du « Up Around The Bend » de Creedence Clearwater Revival. On s'aperçoit alors que ces titres n'ont pas pris une ride ce qui n'est pas le cas de bien des morceaux du mouvement glam-metal. Comme quoi Hanoï Rocks était bien au-dessus du lot dans le genre ( mais bon cela, on le savait déjà).

Les poses de Sami Yaffa et Rich Jones, binôme fantastique rappelle les grandes heures des New York Dolls. Monroe est aux anges se collant aux premiers rangs, y plongeant régulièrement avec de délicieuses mimiques.

Le rappel est superbe avec « Low life in High Places » suivi de deux excellents titres de Demolition 23 ( Nothing's Alright » et un grandiose « Hammersmith Palais ») avant une reprise incandescente du « 1970 » des Stooges avec un solo de saxo de Monroe mémorable.

Du grand art pour un concert exceptionnel. Le chanteur nous promet de revenir bientôt. On l'attend avec impatience.

SET LIST

One Man Gang
Last Train to Tokyo
Junk Planet
The Pitfalls of Being an Outsider
Midsummer Nights
Ballad of the Lower East Side
Old King's Road
'78
Black Ties and Red Tape
Motorvatin'
Hollywood Paranoia
This Ain't No Love song
Trick of the Wrist
Don't you ever leave me
Malibu Beach Nightmare
Up Around the bend ( Creedence Clearwater Revival)
Dead, Jail or Rock'n'roll

Low Life in High Places
Nothing's Alright
Hammersmith Palais
1970 ( Stooges Cover)
 
Critique : Pierre Arnaud
Date : 29/10/2019
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